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LE CIDRE À PERS-JUSSY Articles parus dans le bulletin n° 30 |
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LA PRODUCTION DE CIDRE AU DÉBUT DU XXÈ SIÈCLE
Dans
toute notre région, on a produit beaucoup de cidre
jusqu’au milieu du XXè siècle. En fait, ce
qu’on appelait cidre était un mélange de cidre,
issu du jus de la pomme, et de poiré, issu du jus de la poire.
Le secret d’un bon “cidre” résidait dans les
proportions entre ces deux fruits et les variétés de
poires et de pommes utilisées.
Cette boisson était largement consommée par la population et le marc résiduel était mis à fermenter puis distillé pour faire la “goutte”. Les statistiques agricoles du début du XXè siècle nous donnent une idée de la production de ces pommes et poires “à cidre” : 1910 : 10.000 quintaux
Au début
du siècle, les variations sont dues aux conditions climatiques
mais, plus tard, c’est peut-être la diminution de la
consommation qui explique celle de la production.1916 : 3.000 quintaux 1926 : 5.000 quintaux 1933 : 3.000 quintaux 1938 : 2.000 quintaux A.D.
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LE CIDRE NOUVEAU VA ARRIVER Nous
avons reçu ce court article d’un lecteur fidèle,
Michel Regat. Il nous fait part d’une intéressante
initiative de quelques habitants d’Ornex. En même temps, il
lance un appel à nos lecteurs, nous espérons qu’il
sera entendu et qu’il pourra nous faire vérifier que son
cidre est bon.
Nous espérons aussi que son exemple sera suivi et que d’autres lecteurs nous enverrons de la “matière” pour de futurs articles. “Connaître le passé pour comprendre le présent et préparer l’avenir”. Voilà un slogan que nous essayons d’appliquer, à Ornex , à un projet “cidre”. Nous constatons qu’il y a toujours quelques maisons qui remettent en route la râpe et le pressoir à la saison de la maude. Leur nombre a considérablement diminué ces dernières années. Les anciens ont disparu, les vergers ont vieilli, les plus jeunes n’ont pas forcément le matériel et les boissons modernes sont bien plus à la mode. Il faut avouer que le cidre, s’il est apprécié quand il n’est que de pur jus de pomme, devient vite une horrible piquette et ceci n’encourage pas sa fabrication. Pourtant on se souvient que dans certaines maisons le cidre était bon toute l’année. Les goûts ont changé mais la nostalgie n’explique pas tout. Alors, depuis quelques années, nous avons essayé de retrouver le bon cidre d’autrefois. Et en associant différents fruits, différentes méthodes, nous pouvons dire que nous sommes en mesure de fabriquer un cidre de qualité régulière d’une année sur l’autre. C’était le premier but que nous nous étions fixé. Le passé a rattrapé le présent. Pour l’avenir, il nous reste encore beaucoup à faire. Ce cidre que nous qualifions de bon, ne l’est que pour les personnes qui sont habituées à cette ancienne boisson locale. Pour les autres, c’est à dire la grande majorité, c’est encore à peine buvable. Il nous faut donc trouver des améliorations afin de mettre ce breuvage un peu plus au goût du jour, sans le dénaturer par des adjuvants sucrés ou colorés. Faisons en sorte qu’il reste “naturel”. Pour cela nous serons obligés de faire appel à des techniciens venant de la viticulture et de l’œnologie. Mais également aux personnes qui liront cet article et qui ont des connaissances sur ce sujet. Nous invitons tout particulièrement les lecteurs qui possèdent des “normands-blancs” à se mettre en rapport avec nous car ce fruit est le plus prometteur pour la fabrication d’un cidre qui fera de Pers-Jussy le synonyme de grand cru AOC. Michel REGAT
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