20 ANS DE FÊTE À PERS-JUSSY

Article paru dans le bulletin n° 9
 

Dans le bulletin n° 9 de mai 1998, nous avons consacré une grande place à l'événement de l'année : le vingtième anniversaire du Comité des fêtes de Pers-Jussy

1978 - 1998 : LE COMITÉ DES FÊTES A 20 ANS

La création du Comité des fêtes de Pers-Jussy est consécutive à l'élection de Maurice SONNERAT à la mairie, en 1977.

Au commencement était la vogue

La nouvelle municipalité avait le projet de "ressusciter" la vogue de Pers-Jussy, tombée en désuétude. Jadis, cette festivité avait traditionnellement lieu en juin, le premier dimanche après la Saint-Pierre et Paul.

Faute de temps, on n'a pas pu "faire la vogue" dès 1977 et la première fête organisée par Maurice SONNERAT et son équipe fut la célébration du 14 juillet 1977.

Une association pour animer la commune et organiser les festivités

En novembre 1977, il fut décidé de créer une association à but non lucratif chargée d'animer la commune par l'organisation de festivités. La réunion constitutive eut lieu le 17 mai 1978 : elle rassemblait un repré-sentant de chaque société de la commune et deux membres du conseil municipal. On y décida que l'association prendrait le nom de Comité des fêtes et on procéda à l'adoption des statuts et à l'élection du conseil d'administration et du bureau.

Dans la foulée, dès 1978, le tout jeune Comité des Fêtes "relança" la vogue et prit en charge les festivités du 14 juillet.


LE MOT DU PRÉSIDENT

 
Doit-on dire seulement 20 ans ou déjà 20 ans ? 

Fêter cet anniversaire peut nous donner l'occasion de revenir sur les différentes animations et actions menées depuis 1978. La première qui nous vient à l'esprit est bien entendu la fête de la batteuse qui connaît toujours un succès grandissant et qui fait l'objet de nombreuses imitations dans le département. Le comité des fêtes c'est aussi la fête du 14 JUILLET réputée pour ses deux grands bals et ses diverses animations. La vogue qui avait été relancée en 78 a été supplantée par la batteuse et abandonnée. Durant ces 20 ans, le comité des fêtes a également participé à la fête des jonquilles de Reignier en confectionnant trois chars, au rallye du Salève, étant chargé de l'inten-dance et du parc fermé, au Téléthon depuis 10 ans, notamment en 97 en organisant le Téléthon cantonal.

Durant toute cette période, le comité des fêtes a beaucoup investi dans du matériel servant aux fêtes, aux autres associations et aux particuliers (tables, bancs, verres, friteuse, cafetière, vaisselle, etc...) mais aussi dans un local reconstruit en 1997 sur le parking des Fins et mis gratuitement à la disposition des associations pers-jussiennes.

Tout ceci a été évidemment possible grâce à une équipe dynamique et surtout à de nombreux bénévoles présents le jour de la fête et prêts à se surpasser pour PERS-JUSSY.

Je profite de ces quelques lignes pour féliciter et remercier tous ceux qui ont oeuvré depuis 20 ans pour les fêtes de PERS-JUSSY et en particulier notre maire Maurice SONNERAT qui est à l'origine du comité des fêtes et notamment de la fête de la batteuse quand, en 1980, il voulut garder l'ensemble du matériel du syndicat de battage pour revoir tourner la batteuse.

VIVE LE COMITÉ DES FÊTES !!!

Patrice DOMPMARTIN 

LA VOGUE, LE 14 JUILLET ET... LE RESTE

LA VOGUE

La première vogue "nouvelle formule", organisée par le Comité des Fêtes et appelée pour la circonstance "fête champêtre", eut lieu le 10 juin 78 par un très beau temps. Bruno Décarroux avait mis gracieusement son entrepôt des Fins à la disposition du Comité des Fêtes.

0n remit ça d'année en année, sous le nom de "Fête au village". Toujours en juin, voire le 1er juillet, mais à des dates variables pour éviter la "concurrence" avec les autres communes. Au début, on étalait les festivités sur deux jours, le samedi après-midi et le dimanche, mais dès 1983 on a supprimé le samedi qui attirait peu de monde.

La journée était occupée aux activités tradi-tionnelles des vogues avec des manèges, des stands et un (ou plusieurs) repas. Les filets de perches préparés façon "meunière pers-jussienne" par les cuistots du Comité des Fêtes en 1987 sont restés dans bien des mémoires.

On ajoutait souvent une note d'originalité en organisant par exemple des tiercés d'ânes, des démonstrations d'avions en modèles réduits ou des compétitions de trial. On avait même prévu, en 1984, un baptême de l'air en montgolfière mais il fut contrarié par un vent assez fort qui a empêché de monter très haut dans le ciel de Pers-Jussy. On invitait parfois des sociétés extérieures à la commune comme l'harmonie municipale de Reignier, les "majorets" de La Roche ou la Sabaudia de Thonon.

En soirée, un grand bal venait cloturer la fête.

Mais le succès de la fête de la batteuse a fini par "tuer" la vogue et on a décidé de la supprimer à partir de 1988.

 


ACTIVITÉS DIVERSES

En dehors de la vogue, du 14 juillet et de la fête du battage, le Comité des Fêtes a particpé, certaines années à l'arbre de Noël des écoles. En 1985, il a organisé un voyage : "la descente du Rhin". Il lui est arrivé de présenter des chars à la Fête des jonquilles de Reignier.

Depuis 1991, il participe régulièrement au téléthon en collaboration avec d'autres communes du canton. Chaque année, une commune prend la direction des opérations et toutes les autres collaborent. En 1997, ce fut le tour de Pers-Jussy et le record de recette fut battu ! 

LE 14 JUILLET

Chaque année, le scénario est à peu près le même mais avec quelques variantes. Quand la place du 14 dans la semaine le permet, on commence les festivités dès le 13 après-midi avec, souvent, un match de football ou de rugby entre des partenaires insolites, tel celui de 1978 qui a opposé l'équipe de l'USPJ et celle du Conseil municipal ou encore celui de 1979 entre l'équipe de l'association sportive féminine de Pers-Jussy et l'équipe de la municipalité (sous une pluie battante). En 1992, année de Coupe du monde, on vit même les Lions indomptables du Cameroun sur la pelouse du stade mais on identifiait bien des visages connus, sous une couche de cirage noir !

D'autres années, on a commencé la fête vers 19 heures, avec des divertissements et jeux variés imaginés par les équipes sportives féminines et masculines. Le Conseil municipal doit souvent y affronter des adversaires coriaces et il est mis à rude épreuve. On se souvient sans doute des déguisements inspirés par les schtroumpfs et réalisés par l'association féminine de gymnastique. En 1985, on innove avec un vrai spectacle réalisé par l'association sportive féminine : scène, décors et acteurs. Dans la même veine, pour le bicentenaire, en 1989, une cinquantaine de chanteurs, acteurs, décorateurs, animateurs, compositeurs ont monté un spectacle très élaboré : un colporteur "qui avait tout vu" a raconté la prise de la Bastille. En 1993, l'équipe de la gym a présenté un "Starmania" revu et corrigé à la mode de Pers-Jussy avec la participation remarquée de monsieur le Maire en personne.

La soirée du 13 se termine par un bal populaire gratuit et se poursuit par le feu d'artifice.

La journée du 14 commence traditionnellement à 11 heures par un dépôt de gerbe suivi d'un apéritif et d'un repas. L'après-midi, ce sont des jeux et compétitions diverses pour les petits et les grands : courses en sacs, courses d'échasses, concours de boules, épreuves cyclistes souvent humoristiques, mais parfois sérieuses avec la participation du vélo-club d'Annemasse puis celle de Pers-Jussy Vélo sous la houlette de son dynamique président, Gaby Reviron.

La journée se termine par un repas et un bal populaire qui s'achève tard dans la nuit.

Il convient de signaler que, de 1978 à 1989, la fête a eu pour cadre l'entrepôt de Bruno Décarroux, avant "d'émigrer" sous un chapiteau, en 1990. Rappelons aussi que les parkings ont été aménagés pendant de nombreuses années sur des terrains obligeamment mis à la disposition du Comité des Fêtes par le regretté Jean Critin. Enfin, rien ne pourrait se faire sans le travail discret mais redoutablement efficace de René Dupanloup, responsable du matériel et de l'aménagement des parkings.

 


Ce petit "historique" a été réalisé à partir de témoignages divers

et d'articles parus dans les bulletins municipaux de 1978 à 1998.

 


UNE GRANDE AVENTURE : LA FÊTE DU BATTAGE

En 1980, la commune a acheté le bâtiment situé en face de la fruitière. Il appartenait au Syndicat de battage de Pers-Jussy. A l'intérieur se trouvaient une batteuse et deux tracteurs dont le syndicat de battage a fait don à la commune. Le Comité des fêtes a pris la charge de ce matériel et décidé de le ranger à Chevranges, dans la maison Vachoux. Le transfert a été l'occasion de festoyer : il dura une journée entière avec de nombreux arrêts sur le parcours et un barbecue.

Au cours d'un méchoui, on décide de "faire tourner" la batteuse

Un an après, en 1981, le comité des fêtes décide d'organiser un méchoui en l'honneur des adhérents du syndicat de battage qui avaient fait ce cadeau et auquel étaient invitées toutes les personnes ayant travaillé pour les fêtes des années précédentes ainsi que les membres de l'ancienne commune libre de Loisinges. Les réjouissances eurent pour cadre l'entrepôt de Bruno Décarroux. C'est ce jour-là qu'on a pris la décision de "faire tourner" la batteuse et, en 1982, eut lieu la première fête du battage. C'était tout simple, on a seulement fait marcher la machine et on a servi un repas à midi. Mais il y a eu beaucoup de monde et on a donc décidé de recommencer.

D'année en année, on a apporté des améliorations. Léon Trottet, à plus de 80 ans, faisait des démonstrations de fauchage à l'archet. Parallèlement diverses personnes sont venues faire revivre les métiers d'autrefois : boulangers traditionnels, potiers, vanniers, fileuses de laine, batteurs de faux (Jofret Maréchal), etc... D'autres ont fait les beignets, les tartines de miel, le boudin. D'autres encore ont proposé de présenter des pièces de collection. Le premier fut M. Mouchet, de Monnetier, qui arriva en pleine fête avec un tracteur et sa femme, juchée sur un garde-boue ! En 1983, on vit apparaître la magnifique machine à vapeur brillante dans tous ses chromes. Les principaux collectionneurs qui exposent leurs machines sont Roger Desbiolles, Pierre Longet, Paul Regat, Jean Rosset, Gaby Assier, Jean et Raoul Maréchal, etc... .


En 1984, la première soupe dans les pots

Au début, on ne servait que le repas de midi mais dès 1984 on a proposé le repas du soir avec la soupe dans des pots : l'idée des pots a été trouvée trois semaines avant la fête et il a fallu faire vite pour s'en procurer. On avait aussi besoin d'un grand récipient pour faire la soupe et on a acheté un chaudron de cuivre, vite trop petit.

De grands chaudrons de cuivre pour la soupe

Par la suite on a emprunté à Esery un grand chaudron de fruitière jusqu'à ce qu'on en trou-ve un en vente près d'Aix-les-Bains. Il a fallu aller le chercher, le nettoyer - ce qui ne fut pas une mince affaire -, faire construire un cerclage en inox par une entreprise d'Annemasse.

Comme il faut constamment innover, quelques années après, en 1994, on a inauguré l'assiette de midi avec inscription, emportée par le convive : elle fait le pendant du pot offert le soir.

En 1988, labour avec des boeufs

En 1988, on eut l'idée de montrer un labour avec des boeufs. Encore fallait-il disposer de boeufs dressés à cet effet. Ils furent trouvés dans l'Ain, à Anglefort, près de Seyssel, par Aristide Frère. Là-bas, Joseph Martin perpétuait l'agriculture traditionnelle avec des boeufs et des chars à roues cerclées de fer (il faisait également lui-même son pain et ses saucisses). Ce brave homme fut difficile à convaincre mais il finit par accepter de venir faire une démonstration de labour à Pers-Jussy. Les boeufs et la charrue furent amenés en camions. Hélas, en 1992, M. Martin a décidé de prendre sa retraite et a vendu ses boeufs. Il fallut donc trouver un attelage de remplacement. Pas simple ! On l'a fait venir d'Auvergne.

En 1990, la fête déménage sous un chapiteau

Jusqu'en 1989, la fête se déroulait dans et autour de l'entrepôt de Bruno Décarroux. En 1990, la commune a fait goudronner une place près du stade afin de pouvoir y installer un chapiteau : le goudronnage a été terminé deux jours avant l'arrivée du chapiteau !

Parallèlement, le comité des fêtes a construit un petit bâtiment à côté de cet espace (ce bâtiment a été refait à neuf en 1997).

Aujourd'hui la fête a un énorme succès, elle attire des spectateurs venant de loin : de l'Isère, de la Savoie, de la Suisse et, récemment, on a même vu arriver de la Camargue tout un car de retraités.

 

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