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A PROPOS DE L'ESCALADE |
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En décembre dernier, nos amis
genevois ont fêté avec faste le
quatrième centenaire de cette nuit du 11 au 12
décembre 1602 (*) au cours de laquelle les troupes du
duc de Savoie Charles Emmanuel ont piteusement
échoué dans leur tentative de s'emparer de
Genève.
Dans un numéro de décembre du "Dauphiné Libéré", Gilbert Taroni a consacré un excellent article à cet événement qu'on appelle "l'Escalade". A propos des échelles utilisées par les troupes du Duc, il écrit cette phrase : "A l'heure dite, le fermier N. Chevallier que l'on surnomme depuis "Escalloux" les transporte, emballées d'un drap bistre jusqu'au rempart de la petite Corraterie..." En complément de cet article, nous pouvons signaler qu'en 1687, un descendant de ce "héros" de l'escalade, Charles Chevallier, dit Escalloux, est venu se marier "à queue de loup" à Vuret, en épousant une fille de Pers. Cette branche des Chevallier, dits Escalloux, a fait souche à Vuret et on peut suivre sa descendance jusqu'à l'aube du 20è siècle, époque à laquelle le patronyme disparaît. Toutefois, il existe encore aujourd'hui, à Pers-Jussy, des descendants des Chevallier, dits Escalloux, mais par filiation féminine. A ce propos, je dois faire amende honorable. Dans l'article "La situation administrative de Pers-Jussy à travers les âges" paru dans les bulletins 4 et 5 (et reproduit dans ce site), je suggérais que les échelles de l'escalade avait été faites avec des sapins de Vuret. C'est évidemment faux puisque les Chevallier-Escalloux habitaient alors Reignier. * En fait,
l'escalade a eu lieu dans la nuit du 21 au 22
décembre (la nuit la plus longue de l'année)
selon le calendrier actuel. A l'époque, Genève
avait conservé le calendrier julien, en retard de 10
jours sur le calendrier grégorien.
A.D
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