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Années 1914 et 1915 Articles paru en feuilleton dans plusieurs bulletins |
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Bulletin n° 31 : Premier trimestre 2004 En cette année 2004 on va commémorer le 90è anniversaire du déclenchement de la guerre de 1914-1918. Cette tragédie, dont nous subissons encore aujourd'hui les conséquences (conflits de l'ex-Yougoslavie et du Moyen Orient, etc...), a profondément bouleversé l'Histoire du monde en général et de Pers-Jussy en particulier. En 1997, nous avons consacré une exposition à cet événement mais il n'est peut être pas inutile d'y revenir. Nous vous proposons donc ici le début d'un feuilleton destiné à s'étaler sur de nombreux numéros. Nous le "distillerons" à petites doses pour ne pas vous lasser. Il ne s'agit pas de faire une histoire de la guerre, il y a de très bons livres sur ce sujet . Nous essayerons seulement de montrer ce qui s'est passé à Pers-Jussy pendant la guerre et surtout ce qu'ont enduré les soldats de notre commune pendant plus de quatre ans et ça, vous ne pourrez le lire nulle part ailleurs. Si vous possédez des photos
ou des documents (citations, par exemple), concernant des
"poilus" de Pers-Jussy, faites-le nous savoir.
En 1914, Pers-Jussy est une commune totalement axée sur l'agriculture. Environ 75% des chefs de familles sont agriculteurs. Beaucoup ne possèdent que quelques vaches. On n'achète que les denrées que l'on ne peut pas produire. Les jeunes sont tentés de partir, définitivement ou non, pour aller gagner leur vie en ville (à Genève surtout). Mais on s'amuse aussi : le dimanche, on danse, on va au café (il y a eu jusqu'à 18 cafés à Pers-Jussy !), on joue aux quilles. En 1914, il n'y a évidemment ni radio ni télévision. Les nouvelles du monde extérieur arrivent par les hebdomadaires auxquels certains sont abonnés. Deux sont très marqués politiquement : "La Croix de la Haute-Savoie", proche de la hiérarchie catholique, et "Le Progrès de la Haute-Savoie" qui appartient au camp "d'en face". Deux autres, "Le Messager agricole" (ancêtre du "Messager" actuel) et "Le Cultivateur savoyard", affectent une certaine neutralité. On lit aussi "Le Rochois" qui donne des informations plus locales. Mais c'est surtout à la fruitière, au café, au marché de La Roche et éventuellement aux enterrements qu'on apprend les nouvelles. En fait, on s'intéresse plus à la vie locale qu'à l'actualité nationale ou internationale. Depuis 1905, il y a matière à discussion : la loi de séparation de l'Église et de l'État - dont on parle beaucoup en cette année 2004 - a créé la zizanie dans la commune. D'un côté, il y a le camp des partisans de la loi, de l'autre, il y a le camp des adversaires. La mairie, avec à sa tête Louis Péguet dit "Ouiss à Barthou", est tenue par les premiers qu'on appelle encore "les rouges". L'application de la loi a entraîné un conflit avec l'abbé Delacroix, curé de Pers-Jussy. Les passions se sont exacerbées de part et d'autre et, en "représailles", l'évêché a supprimé le culte catholique à Pers-Jussy en 1911. On raconte que le chef de gare faisait sur le quai l'annonce suivante : "Pers-Jussy-Chevrier sans curé" ! Les fidèles allaient à la messe dans les paroisses environnantes. On avait sans doute trop de sujets de préoccupation pour s'intéresser à l'assasssinat de l'Archiduc Ferdi-nand d'Autriche à Sarajevo le 29 juin 1914. L'assassinat de sa mère, l'impératrice d'Autriche (la fameuse "Sissi"), en 1901, avait sans doute davantage frappé les esprits : il faut dire que ça s'était passé à Genève, la "porte à côté" pour des Pers-jussiens ! C'est pourtant cet événement qui est à l'origine du conflit. Jusqu'au 23 juillet, on ne pressent pas trop le danger mais, ce jour-là, l'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie et la situation s'emballe. Le 1er août, la France décrète la mobilisation générale : à 4 heures de l'après-midi on sonne le tocsin à Pers-Jussy. Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. La grande tuerie peut commencer. Avant l'exposition de 1997, nous avions interrogé quelques Pers-jussiens assez âgés pour se souvenir de cet événement. Voici leurs témoignages. Gabrielle NAVILLE (née en 1906) : "J'avais 8 ans. La veille, j'étais allée en promenade scolaire(1) avec M. Peccoud, l'instituteur. Nous avions pris le train à la gare de Chevrier et nous étions descendus à celle de St-Pierre-de-Rumilly(2). Nous sommes allés ensuite à pied visiter l'usine hydroélectrique du Borne, un peu avant Le Petit-Bornand. Nous sommes revenus à St-Pierre avec des carrioles à cheval. Le lendemain (donc le premier août, NDLR), le tocsin a sonné. Peu après, des hommes d'Arbusigny sont descendus de leur village dans des chars à échelles. Ils criaient : "On va à Berlin ! On sera de retour dans quinze jours !". Augusta LAPHIN (née en 1899) : "J'avais quinze ans. On a entendu le tocsin jusque chez nous, aux Pittet, et on a compris que c'était la guerre". Louis CHAPPAZ (né en 1907) : "J'avais sept ans. J'habitais Vercot. Je me souviens que les cloches ont sonné, des gens ont dit que c'était la guerre".
Placide DUVERNAY (né en 1903) :
"J'avais 11 ans. On moissonnait dans le champ où se
trouve aujourd'hui Super U(3). Les cloches ont sonné.
Les ouvriers ont abandonné leurs outils et sont
partis. Les jours suivants, à la gare de Reignier,
des trains ont emmenés les mobilisés. Ils
criaient : "À Berlin ! à
Berlin !".
à suivre A.D
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LES PERS-JUSSIENS ET LES PREMIERS COMBATS Nous avons dit que les Pers-Jussiens mobilisés en 1914 étaient, dans leur immense majorité, des fantassins et, qui plus est, des fantassins de montagne ou des chasseurs alpins. Ceci explique pourquoi ils vont presque tous se retrouver dans les Vosges, au cours du mois d'août. sont envoyés sur le front des Vosges Dès le 7 août, l'état-major français lance une offensive en direction du Sud de l'Alsace alors que, semble-t-il, "nos" Pers-Jussiens ne sont pas encore arrivés sur place. Au début, l'attaque est couronnée de succès, notre armée libère même Mulhouse. Dans les convois ferroviaires qui les conduisent au front, les Pers-jussiens pensent peut-être qu'ils avaient raison, ceux qui disaient, le jour de la mobilisation : "Dans trois semaines, on est à Berlin. On sera de retour à Pers-Jussy pour récolter les pommes de terre" ! Mais les Allemands réagissent avec une extrême vigueur. Il faut reculer.
Avec le renfort des nouvelles troupes
arrivées sur le front, l'État major
français lance une seconde offensive le 14 août
: elle débute par des victoires, Mulhouse est
libérée une seconde fois. C'est dans ce
contexte que nombre de nos concitoyens vont connaître
le baptême du feu.
Le 97è RI entre en action le 19 août seulement. Dans ses rangs se trouve le caporal Marie Arhur Roguet, de la classe 1912 (il était donc déjà sous les drapeaux à la déclaration de guerre), fils de François Roguet et de Sylvie Chevallier, aubergistes aux Roguet. Il va enfin les voir ces ennemis ! Sans doute éprouve-t-il une certaine appréhension mais, pour l'instant, il ne voit qu'un plateau dominé vers le fond par une colline boisée, au-dessus du village de Flaxlanden, à une dizaine de kilomètres au SSW de Mulhouse Bientôt les balles sifflent : l'ennemi, invisible, semble tirer de partout. Les Français continuent d'avancer sous la mitraille mais c'est l'hécatombe. Marie Arthur Roguet est mortellement frappé, le jour même de son baptême du feu. C'est le premier mort de Pers-Jussy mais Louis Péguet, le maire, n'aura pas la lourde tâche d'informer la famille : avant son incorporation, Marie Arthur avait quitté sa famille pour aller travailler à La Roche et l'avis de décès sera transmis à la mairie de cette commune. Ceci explique peut-être le fait que son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy mais pas sur la plaque commémorative de l'église. Ce 19 août marque le début de la contre-offensive allemande. Mieux armées, mieux équipées, les troupes allemandes font des "cartons" avec leurs mitrailleuses sur les fantassins français qui, avec leurs pantalons rouges, constituent des cibles idéales. Le 99è RI, arrivé dans les Vosges dès le 12 août, est aussitôt pris dans la tourmente. Dans ses rangs se trouve Claudius Philistin Nicollet, de la classe 1910, fils de Jean-Marie Nicollet et de Françoise Pittet, agriculteurs aux Pittet. Le 24, à Saulxures, le 99è est engagé dans une grande bataille : les pertes sont très élevées et Claude Philistin Nicollet est porté disparu. Après la retraite des Français, son corps sera identifié par les autorités allemandes grâce à sa plaque d'identité, mais l'avis officiel de décès ne parviendra à la mairie de Pers-Jussy que le 14 novembre 1915.
Le 30è RI, d'Annecy, lui aussi, participe à ces premiers combats dans les Vosges, avec de nombreux Pers-jussiens dans ses rangs. L'un d'eux a été grièvement blessé dès les premiers jours. Il s'agit de Joseph Bailly : né à Plainpalais (CH - GE) en 1883, il a été élevé à Vuret chez son cousin Pierre-Marie Desbiolles. Au jour de la mobilisation, il habitait Genève, était marié avec un enfant mais il n'a pas hésité à répondre à l'appel de mobilisation. Blessé, il est recueilli par les Allemands qui le dirigent sur l'hôpital militaire de Regensbourg où il décède le 28 août. Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy, mais pas sur la plaque commémorative de l'église.
Joseph Bailly Un autre fantassin du 30è RI, François Adrien Mugnier, dit Bise, de la classe 1901, fils de François Mugnier et d'Anastasie Gaud, agriculteurs à Chevrier, tombe malade au début des combats ; il décède peu après, le 12/09/1914 à l'Hôpital de la Houssière (88). Le 30è RI poursuit sa retraite sous la poussée allemande et arrive dans le secteur de St-Dié où il perd son troisième Pers-jussien : Pierre Ernest Suatton, de la classe 1909, fils de Jean Suatton, négociant à Navilly, et de Fébronie Critin. Il tombe le 28 août au cours des violents combats livrés par son régiment au Col d'Anozel : les pertes françaises sont effroyables. Le seul chasseur alpin de Pers-Jussy à avoir perdu la vie au cours de la campagne des Vosges sert au 62è BCA : il s'agit de Pierre-François Constantin, de la classe 1907, fils de Jean-Joseph Constantin, dit Joachim, et de Jeannette Degerine, agriculteurs au Chef-lieu. Au jour de la mobilisation, il habitait Genève et était marié avec Marie-Esther Decroux. Lui non plus n'a pas hésité à répondre à l'appel. Il est porté disparu le 29 août sur le champ de bataille de St-Dié (88) aux "Rochers Saint Martin" où son corps ne sera retrouvé et identifié que le 5 décembre 1915 ! Il meurt donc trois jours après son baptême du feu et à deux jours de son 27ème anniversaire.` Le 140è RI, de Grenoble, lui aussi se bat dans les Vosges. Dans ses rangs, il compte François Cyrille Gerine, de la classe 1908, fils de Paul Gerine et de Lucie Laphin, agriculteurs au Four. Le 4 septembre 1914, ce soldat de 1ère classe est grièvement blessé sur le champ de bataille de Sauceray (88). Il décède le soir même des suites de ses blessures.
François Gerine Au cours de cet épisode vosgien, plusieurs Pers-jussiens sont blessés, plus ou moins grièvement. On connaît le nom d'un seul d'entre eux : Auguste Arthur Maulet, de la classe 1904, soldat au 230è RI, blessé le 28 août 1914 au combat de Gerbéviller (54). À la même époque, d'autres Pers-jussiens sont capturés par l'ennemi. Ils passeront plus de quatre ans dans les camps de prisonniers, mais on peut affirmer sans grand risque que plusieurs d'entre eux devront leur survie à cette mésaventure. Pendant l'offensive des Vosges, les Allemands violent la neutralité belge et envahissent le Nord-Est de la France. L'armée française recule sous le choc, frôlant la déroute. L'avance allemande est heureusement bloquée par une vive réaction française. Le 9 septembre 1914, les Allemands battent en retraite, c'est la victoire de la Marne. Les Français reconquièrent une partie du terrain perdu. Il ne semble pas que des Pers-jussiens aient été engagés dans cette phase des opérations. Dans un prochain bulletin, nous suivrons les soldats de Pers-Jussy au cours de la fin de l'année 1914. A.D. |
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LES COMBATS DE FIN AOÛT 1914 À JANVIER 1915 Dans le bullletin n° 33, la place nous a manqué pour évoquer tous les Pers-Jussiens morts au combat au cours de la malheureuse campagne des Vosges d'août 1914. Le 62è BCA et le 230è RI dans les Vosges Deux unités dont nous n'avons pas parlé ont, elles aussi, payé leur tribut.dans cette campagne des Vosges : le 62è BCA et le 230è RI. Le 62è BCA a perdu Alphonse Tissot, dit Pany, de la classe 1908, natif de Loisinges, fils de François Tissot, agriculteur, et de Marie Cohannier. Il a disparu le 28/08/1914 à La Roche-St-Martin, commune de Denipaire, près St-Dié (Vosges), deux jours après son "baptême du feu". ![]() Alphonse Tissot Le 230è RI, constitué par scission du 30è RI, a perdu Émile-John Burnier, de la classe 1901, tué à l'ennemi le 28/08/1914 à Gerbevillers (54). Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy, mais nous ignorons tout de lui et de ses liens avec notre commune. Il est né à Genève et fait sans doute partie de ces nombreux Français de Suisse qui ont répondu à l'appel de mobilisation. Son patronyme laisse supposer que son père était originaire de Pers-Jussy. Après la victoire de la Marne, l'armée française, épuisée et à court de munitions, n'arrive pas à talonner l'adversaire en retraite qui a le temps d'organiser une ligne de défense entre l'Oise et la frontière suisse. Cependant, aucune des deux armées n'occupe sérieusement les régions situées à l'ouest de l'Oise. Un million d'allemands et autant de franco-britanniques s'y précipitent pour tenter de combler ce "vide". Cette phase de la guerre, appelée la "course à la mer", a duré deux mois (du 11 septembre au 14 novembre). Elle fut meurtrière avec de violents combats sur la Somme (23 - 26 septembre), en Artois (2 - 9 octobre) et dans les Flandres (12 octobre - 14 novembre). Au moins trois unités, comportant des Pers-Jussiens dans leurs effectifs, y ont participé : le 30è RI, le 97è RI et le 51è BCA. Dix Pers-Jussiens y ont trouvé la mort François-Alphonse Grange, de la classe 1900, natif du Biollay, fils de Pierre Grange, charpentier, et de Marie-Louise Grange, disparu le 25 septembre. Pendant que se déroulent ces combats sanglants autour de Faucancourt, le 3è bataillon attaque Herleville. 80 hommes sont tués ou blessés. Parmi les tués, il y a trois Pers-jussiens : François-Marie Maulet, de la classe 1900, célibataire, natif de Chevrier, fils de Joseph Maulet, agriculteur à Chevrier et de Joséphine Péguet, porté disparu le 25 septembre. Jean-Marie Mieusset, de la classe 1903, domicilé à Chevranges, fils d'Ambroise Mieusset et de Philomène Balthassat, marié avec Marie-Angeline Henry, tué le 25 septembre.Marius Dumont, de la classe 1911, natif de Navilly, fils de Félix Dumont, agriculteur à Navilly et de Joséphine Critin, disparu le 28 septembre.. ![]() Marius Dumont En quelques jours le 30è RI, où combattent de nombreux Pers-Jussiens, a perdu 840 hommes tués, blessés ou disparus, Beaucoup plus tard, en novembre-décembre 1904 et janvier 1915, le 30è RI perdra encore trois Pers-Jussiens dans la Somme : Sylvain Gerine, de la classe 1901, domicilié au Four, fils de de Paul Gerine, agriculteur, et de Lucie Laphin, marié avec Marie Gignoux et père de famille, disparu le 5 décembre 1914 à Frise (Somme). Il est le frère de François Achille, mort au combat le 4 septembre dans les Vosges. La famille Gerine a été une des plus éprouvées au cours de cette guerre. Alfred Corbet, de la classe 1903, natif de Taninges, mais domicilé à Ornex, fils de François Corbet et de Marie-Louise Perrier, décédé le 17 décembre à Villers-Bretonneux (Somme), à la suite de ses blessures de guerre. François Regat, dit Taque, de la classe 1898, domicilié à Ornex, fils de Jean-Marie Regat et de Thérèse Pittet, marié avec Marie-Joséphine Regat, père d'au moins deux enfants : Armand-Léandre et Hélène-Wilelmine. Il est décédé le 29/01/15 à la suite de ses blessures de guerre à l'infirmerie de Coppy (Somme). Il a inspiré des pages émouvantes à sa petite-fille, Françoise Blanchard, dans son livre "La maille anglaise" (voir Bulletin APJ n° 22). Ils sont livrés par le 97è RI qui arrive dans la région d'Arras le 30 septembre. Le 2 octobre, il subit une violente attaque allemande à Wancourt (62) et subit des pertes effrayantes : 1130 tués, blessés ou disparus. Au soir du 2 octobre, il ne restait que 1400 hommes de troupe valides au 97è RI ! Deux Pers-Jussiens figurent parmi les disparus : Eusèbe Péguet, dit Catelin, de la classe 1912, natif du Four, fils d'Émile-Benjamin Péguet, agriculteur, et de Victorine Dunand. C'est le troisième enfant du village du Four qui disparaît ainsi depuis le mois d'août. Eugène Tissot, de la classe 1913, natif de Chevrier, fils de François Tissot, cordonnier et d'Andréanne Calligé.Combats en Flandres (Belgique) Le 51è BCA, après avoir combattu sur la Somme, arrive en novembre dans la région d'Ypres en Belgique (un toute petit secteur de la Belgique, autour d'Ypres, a échappé à l'occupation allemande). De violent combat s'engagent à proximité de la localité de Verbranden-Nolen. Deux Pers-jussiens y perdent la vie : Jérémie-Claude Constantin, de la classe 1902, natif de Chevrier, fils d'Émile Constantin, aubergiste à Chevrier et d'Angeline Roguet, tué le 17/11/1914 Joseph Raphoz, de la classe 1900, domicilié à Loisinges, fils de François Raphoz, agriculteur à St-Laurent, et de Marie Soudan, marié avec Josephte Lacrosaz, de Pers-Jussy et père d'au moins trois enfants : René, Lucienne, et Joseph. Il a encore de la descendance à Pers-Jussy. Il a été tué le 18/11/1914.
Joseph Raphoz A.D
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