ANNÉE 1914

 PERS-JUSSY AVANT LA GUERRE

Au recensement de Pers-Jussy en 1911, on a dénombré 1530 habitants, agriculteurs pour la plupart.

D'après l'Almanach du Mont Blanc de 1914, il y 18 cafés, 2 boulangeries, 7 épiceries-merceries, etc...
Mais il n'y a pas de curé ! En effet, vers 1911, a éclaté un différend entre la municipalité et la paroisse à propos du loyer du presbytère. Sur injonction de l'évêque, le curé de l'époque, l'abbé DELACROIX, a quitté Pers-Jussy. La paroisse a été privée de curé jusqu'en 1917, date de la nomination de l'abbé Jean BLANC. Il faut noter qu'à cette époque, qui suit la séparation de l'Église et de l'État, la tension est très vive un peu partout en France entre cléricaux et anticléricaux (les blancs et les rouges). On raconte que le chef de gare faisait sur le quai l'annonce suivante : "Pers-Jussy-Chevrier sans curé" !
Comme dans toutes les communes rurales de Savoie, la vie est rude à Pers-Jussy, on ignore tout de ce qui constitue notre confort actuel : pas d'eau courante, pas d'électricité, un seul téléphone public pour toute la commune. Le fourneau de la cuisine est souvent la seule source de chaleur pour toute la maison. L'argent est rare, on n'achète que les marchandises et denrées que l'on ne peut pas produire. Les jeunes partent, définitivement ou non, pour aller gagner leur vie ailleurs, souvent à Genève où de nombreuses jeunes filles vont "en place".
Mais on s'amuse aussi : on danse, on joue aux quilles le dimanche.

 L'ATTENTAT DE SARAJEVO : UN DÉTONATEUR
En 1914, il n'y avait évidemment pas de télévision et pas de radio. Les quotidiens n'étaient guère lus à la campagne.
Les nouvelles du monde extérieur arrivaient à Pers-Jussy surtout par les hebdomadaires comme "Le Messager agricole" (ancêtre du "Messager" actuel), "Le Cultivateur savoyard", "Le Progrès de la Haute-Savoie", "La Croix de la Haute-Savoie", etc...
Même en lisant cette presse, il est vraisemblable que personne, à Pers-Jussy, n'a imaginé que "le meurtre de Sarajevo était le détonateur d'une machine infernale" qui allait ensanglanter l'Europe et endeuiller tant de familles.
"A d'autres moments, le même accident aurait ému l'opinion mais n'aurait pas entraîné de conséquences graves" (René Rémond).
"La guerre couvait comme un orage d'été".

Cependant, jusqu'au 23 juillet, il ne se passe apparemment rien de très alarmant et la situation internationale n'a sans doute guère alimenté les conversations dans les dix-huit cafés de Pers-Jussy. On peut dire que les Pers-Jussiens n'ont rien vu venir !


Mais, fin juillet, les événements se précipitent.

LA CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS
DU 23 JUILLET AU 4 AOÛT 1914

Le 23 juillet : Vienne lance un ultimatum à Belgrade car les assassins sont des nationalistes bosniaques venus de Serbie.

Le 28 juillet 1914 : l'empire d'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

Le 30 juillet : la Russie, alliée de la Serbie, décrète la mobilisation générale.

Le 31 juillet : ultimatum de l'Allemagne à la Russie et la France, alliée des Russes.

Le 1er août : l'Allemagne décrète la mobilisation générale et déclare la guerre à la Russie.

Le 2 aôut : ultimatum allemand à la Belgique exigeant le libre passage des troupes, refus du roi des Belges. L'armée allemande envahit le Luxembourg.

Le 3 août : l'Allemagne déclare la guerre à la France et envahit la Belgique.

Le 4 août : l'Angleterre, alliée de la France, déclare la guerre à l'Allemagne.


LA MACHINE INFERNALE S'EST "EMBALLÉE", POUR PLUS DE 4 ANS.

LA DÉCLARATION DE LA GUERRE : TÉMOIGNAGES DE PERS-JUSSIENS

Vous souvenez-vous de la déclaration de la guerre en 1914 ?

Gabrielle NAVILLE (née en 1906) :

"J'avais 8 ans. La veille, j'étais allée en promenade scolaire* avec M. Peccoud, l'instituteur. Nous avions pris le train à la gare de Chevrier et nous sommes descendus à celle de St-Pierre-de-Rumilly**. Nous sommes allés ensuite à pied visiter l'usine hydroélectrique du Borne, un peu avant Le Petit-Bornand. Nous sommes revenus à St-Pierre avec des carrioles à cheval.

Le lendemain, le tocsin a sonné. Peu après, des hommes d'Arbusigny sont descendus de leur village dans des chars à échelles. Ils criaient : "On va à Berlin ! On sera de retour dans quinze jours !".

* Les vacances scolaires commençaient alors le 1er août.

** Aujourd'hui St-Pierre-en-Faucigny.

Augusta LAPHIN (née en 1899) :
"J'avais quinze ans. On a entendu le tocsin jusque chez nous, aux Pittet, et on a compris que c'était la guerre".

Louis CHAPPAZ (né en 1907 ) :
"J'avais sept ans. J'habitait Vercot. Je me souviens que les cloches ont sonné, des gens ont dit que c'était la guerre".

Placide DUVERNAY (né en 1903 ) :
"J'avais 11 ans. On moissonnait dans le champ où se trouve aujourd'hui Super U. Les cloches ont sonné. Les ouvriers ont abandonné leurs outils et sont partis. Les jours suivants, à la gare de Reignier, des trains ont emmenés les mobilisés. Ils criaient : à Berlin ! à Berlin !".

 
LA GUERRE D'AOÛT À DÉCEMBRE 1914

OFFENSIVES FRANÇAISES EN ALSACE-LORRAINE
(août 1914)

Dès le 7 août, l'état-major français lance une offensive vers l'Alsace et la Lorraine annexées en 1870.
Après un maigre succès en Alsace du sud, les troupes françaises battent rapidement en retraite devant la contre-attaque allemande. Les pertes sont effroyables.
Pourquoi cet échec ?
- Les unités françaises, mal entraînées, mal coordonnées, sont souvent mal commandées.
- Les fantassins français ont des képis et des pantalons rouges alors que les allemands ont des casques et une tenue de combat discrète.
- Les français ont appris à combattre contre des fusils et ils sont "reçus" par des mitrailleuses. La puissance du feu ennemi entraînera des mouvements de panique.

Au cours de cette action, Pers-Jussy connaîtra ses premiers morts de la guerre :

- ROGUET Marie-Arthur, tué le 19 août 1914 à Flaxlanden (Alsace).

- NICOLLET Claude-Philistin, tué le 24 aôut à Saulxures (Alsace).

- SUATON Pierre-Ernest, tué le 28 août au col d'Anozel, près de St-Dié (Vosges).

- BURNIER Émile-John, tué le 28 août 1914 à Gerbevillers (Meurthe-et-Moselle)

- BAILLY Joseph, mort le 28 août 1914 à Regensburg (Allemagne), après avoir été blessé et capturé.

- CONSTANTIN Pierre-François, disparu le 29 août sur le champ de bataille de St-Dié aux "Rochers St-Martin" (Vosges)

- GERINE Cyrille-François, tué le 4/09/14 à Saulcenay (Vosges)"

- MUGNIER François (-Adrien), dit Bise, décédé 12/09/1914 à l'Hôpital de la Houssière (Vosges).


INVASION DE LA BELGIQUE ET DU NORD-EST DE LA FRANCE
(août-début septembre 1914)

Violant la neutralité belge, les armées allemandes traversent - non sans difficulté - la Belgique et entrent en France.
A la grande surprise de l'état-major français, la supériorité numérique des Allemands est très nette. Joffre décide alors la retraite générale, l'armée française recule mais en bon ordre.
Le 4 septembre, les Allemands sont à une quarantaine de kilomètres de Paris mais, au lieu de se diriger vers la capitale, ils obliquent vers le sud et franchissent la Marne. Ce faisant, ils étirent leur flanc droit et commettent là leur première erreur stratégique qui sera lourde de conséquences.
Le 6 septembre, Joffre lance la contre-attaque. Les Français attaquent les flancs de l'armée allemande, en particulier avec des troupes venues de Paris dans des taxis réquisitionnés par le général Gallieni (les fameux taxis de la Marne). Pendant ce temps, au centre, l'armée de Foch résiste à de furieux assauts allemands.
Dès le 9 septembre, inquiet d'une situation devenue périlleuse, l'Etat-major allemand ordonne la retraite.

C'EST LA VICTOIRE DE LA MARNE

Des Pers-Jussiens ont vraisemblablement participé à ce combat victorieux mais, par bonheur, aucun n'a été tué.

LA COURSE À LA MER ET LA STABILISATION DU FRONT

(septembre - décembre 1914)

Après la victoire de la Marne, l'armée française, épuisée et à cours de munitions, n'arrive pas à talonner l'adversaire qui a le temps d'organiser une ligne de défense entre l'Oise et la frontière suisse.
Cependant, aucune des deux armées n'occupe sérieusement les régions situées à l'ouest de l'Oise. Un million d'allemands et autant de franco-anglais s'y précipitent pour tenter de combler ce "vide". Cette phase de la guerre, appelée la "course à la mer" a duré deux mois (du 11 septembre au 14 novembre). Elle fut meurtrière avec de violents combats sur la Somme (23 - 26 septembre), en Artois (2 - 9 octobre) et dans les Flandres (12 octobre - 14 novembre).
A la fin de l'année 1914, la front se stabilise et ne variera pratiquement plus pendant une quarantaine de mois, jusqu'en mars 1918. A la guerre de mouvement succède la guerre statique, celle des tranchées.
Pendant la course à la mer et la stabilisation du front, au moins 8 soldats de Pers-Jussy ont trouvé la mort :

- GRANGE François-Alphonse, disparu le 25/09/14 à Foucaucourt (Somme).

- MIEUSSET Jean, tué le 25/09/14 à Herleville (Somme).

- DUMONT Marius, disparu le 28/09/1914 à Herleville.

- PÉGUET Eusèbe, disparu le 2/10/1914 à Wancourt (Pas-de-Calais).

- TISSOT Eugène, disparu le même jour au même endroit.

- CONSTANTIN Jérémie-Claude, tué le 17/11/1914 à Verbranden-Nolen, près d'Ypres (Belgique).

- RAPHOZ Joseph tué le 18/11/1914 à Verbranden-Nolen.

- GERINE Sylvain, tué le 28/11/1914 à Fay (Somme).


LES PERS-JUSSIENS MORTS AU COMBAT EN 1914

BAILLY Joseph


Lors de l'exposition de 1997, nous savions peu de choses sur lui. Depuis nous avons complété nos informations.
Né le 12 août 1883 à Genève-Plainpalais (CH)
Situation de famille : Marié, une fille.
Domicile au jour de la mobilisation : Genève

Grade et corps : Soldat de 2è classe au 30è R.I.
Matricules : 15920 au corps et 536 au recrutement à Annecy (classe 1903)
Décédé le 28 août 1914 à Ratisbonne (Allemagne) des suites de ses blessures de guerre. Il avait 32 ans.

La transcription de l'acte de décès a été faite à la mairie d'Annecy

Jugement du 2/07/1921 par le tribunal d'Annecy. Transmis à Annecy le 12/07/1921

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Observations : Né à Plainpalais, il a été élevé à Vuret, chez son cousin Pierre-Marie DESBIOLLES. Il y est resté ensuite, pendant quelques années comme ouvrier agricole. Il aurait quitté Pers-Jussy entre 1906 et 1911



Photo de Joseph BAILLY

BURNIER Émile-John

Lors de l'exposition de 1997, nous ne savions absolument rien de lui. Depuis, nous avons retrouvé sa trace sur un site internet des Archives de l'Armée.
Né le 9 mars 1881 à Genève

Grade et corps : caporal au 230è RI;
Matricules : 012776 au corps, 486 au recrutement d'Annecy (classe 1901)

Tué à l'ennemi le28 août 1914 à Gerbevillers (54)
Il avait 33 ans

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy à la date de 1914 mais nous ignorons ses liens avec Pers-Jussy

 

CONSTANTIN Jérémie-Claude

Né le le 20/06/1882 à Pers-Jussy.
Fils d'Émile CONSTANTIN, aubergiste à Chevrier (en 1882) et d'Angeline ROGUET.
Situation de famille : Célibataire ?
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Chevrier)

Grade et corps : Chasseur de 2è Classe au 51è Bataillon de Chasseurs Alpins
Matricules : 05748 au corps et 751 au recrutement à Annecy (classe 1902)

"Tué au combat de Verbranden-Nolen", près d'Ypres (Belgique) le 17/11/1914 à 3h du soir.
Il avait 32 ans.
Le 51è BCA était à Verbranden-Nolen depuis le 13 novembre.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 16/12/14.
Acte transcrit le 26/07/19115 à Pers-Jussy

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Observations :
N'aurait laissé qu'une soeur mariée à un MÉTRAL de Moussy (Cornier).

 

CONSTANTIN Pierre-François

Né le le 31/08/1887 à Pers-Jussy.

Fils de Jean-Joseph CONSTANTIN, dit Joachim, agriculteur au Chef-lieu, et de Jeannette DEGERINE
Situation de famille : marié à Genève le 4/09/1912 avec Marie-Esther DECROUX
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Chef-lieu).

Grade et corps : Chasseur au 62è Bataillon de Chasseurs alpins.
Matricules : 01339 au corps et 1318 au recrutement à Annecy (classe 1907)

On a écrit à tort qu'il avait disparu à Vaux près de Verdun le 29/08/14. En fait, son corps a été retrouvé le 5/12/1915 sur le champ de bataille de St-Dié aux "Rochers St-Martin", identifié à l'aide de sa plaque d'identité.
Il est donc mort lors de la contre-attaque allemande sur le front lorrain, trois jours à peine après son "baptême du feu" et deux jours avant son anniversaire (27 ans).

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le en septembre 1914.
Jugement rendu le 27/06/1917 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit le 30/07/1917 à Pers-Jussy

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

CORBET Alfred

Né le 27/08/1883 à Taninges,
Fils de François CORBET et de Marie-Louise PERRIER
Situation de famille : Célibataire
Domicile en 1911 : Pers-Jussy (Ornex)

Grade et corps : Soldat au 30è Régiment d'Infanterie (4è Cie)
Matricules : 015640 au corps et 304 au recrutement à Annecy (classe 1903)

Tué le 17/12/1914 à 15 heures à Villers-Bretonneux (Somme), "suite de blessures de guerre".
Il était âgé de 31 ans

Acte transcrit le 4/09/1916 à Pers-Jussy.

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Observations :
Après avoir tenu une ferme à Ornex, ses parents ont pris un café au chef-lieu de Pers-Jussy vers 1914.

DUMONT Marius

Né le 11/11/1893 à Pers-Jussy.
Fils de Félix DUMONT, agriculteur à Navilly, et de Joséphine CRITIN, ménagère
Situation de famille : ?
Domicile au jour de la mobilisation : Non recensé à Pers-Jussy en 1911

Grade et corps : Soldat au 30è Régiment d'infanterie (3è Bataillon, 12è Cie)
Matricules :5490 au corps et 1347 au recrutement à Annecy (classe 1903)
"Tué à l'ennemi" le 28/09/1914 à Herleville (Somme).
Il n'avait pas 21 ans.
Son corps semble ne pas avoir été retrouvé.

Jugement rendu le 17/01/1917 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le 1/02/1917

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.


Photo de Marius Dumont

GERINE Sylvain


Né le le 7/04/1881 à Pers-Jussy.
Fils de Paul GERINE, agriculteur au Four, et de Lucie LAPHIN
Situation de famille : Marié avec Marie GIGNOUX. Père de famille.
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Le Four)

Grade et corps : Soldat au 30è Régiment d'infanterie

Matricules : 012367 au corps et 519 au recrutement à Annecy (classe 1901)
"Il existe dans le dossier des renseignements contradictoires sur les lieu et date du décès". Par jugement du tribunal de première instance de St-Julien-en-Genevois du 14/09/1917 (ou 11/09 ?), il a été retenu pour le décès la date du 5/12/1914 à Frix (Somme) : tué à l'ennemi. Selon les déclarations précédentes, on avait donné le la date du 28/11/1914 et le lieu de Fay (Somme). Toutefois, le journal de marche et des opérations 30è RI indique qu'il n'y a eu aucun tué le 5/12/1914 à Frise (et non Frix). Il y a eu 2 tués le 12 et 3 tués le 4. Le 28/11, il y avait eu 1 tué à Fay. Mais les noms des tués ne sont pas donnés.
Il avait donc 33 ans.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 4/01/15.
Jugement transcrit le 16/09/1917 à Pers-Jussy

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

GERINE François (Cyrille)

Né le le 1/06/1888 à Pers-Jussy.
Fils de Paul GERINE, agriculteur au Four, et de Lucie LAPHIN.
Situation de famille : Célibataire
Domicile au jour de la mobilisation : ?

Grade et corps : Soldat de 1ère classe au 140è Régiment d'infanterie.
Matricules 09441 au corps et 1000 au recrutement à Annecy (classe 1908)

Décédé le 4/09/14 (ou le 30/09/1914 ?) "sur le champ de bataille de Saulcenay (?) (Vosges)".

Il avait 26 ans.
Il aurait été inhumé avec un groupe d'autres militaires par les soins de M. Tisserand, conseiller municipal de St-Michel-sur-Meurthe (Vosges).
Sur sa fiche du SHAT il est dit "mort des suites de blessure de guerre"

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 14/07/15.

Jugement rendu le 18/07/1917 par le tribunal de Saint-Julien et transcrit le 2/08/1917 à Pers-Jussy

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.



Photo de François GERINE

 
 GRANGE François-Alphonse

Né le le 21/03/1880 à Pers-Jussy.
Fils de Pierre GRANGE, Charpentier au Biollay, et de Marie-Louise GRANGE.
Situation de famille : Célibataire
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Le Biollay)

Grade et corps : Soldat au 30è Régiment d'infanterie .
Matricules :011009 au corps et 989 au recrutement à Annecy (classe 1900)
Disparu le 25/09/14 à Foucaucourt (Somme).
Il avait 34 ans.
Le 24 septembre, le 30è RI s'est porté à Foucaucourt (80). Combat très vif pour enrayer une offensive ennemie. Les pertes totales du 30è RI se sont élevées à 840 hommes tués, blessés ou disparus, le 1er bataillon n'existe plus !

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 30/3/17.
Jugement rendu le 29/10/1920 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le 5/11/1920

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

MAULET François-Marie

Né le le 13/11/1880 à Pers-Jussy.
Fils de Joseph MAULET, agriculteur à Chevrier (cantonnier en 1880), et de Joséphine PÉGUET, ménagère.
Situation de famille : Célibataire.
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Chevrier).

Grade et corps : Soldat de 2è classe au 30è Régiment d'infanterie.
Matricules :011104 au corps et 991 au recrutement à Annecy (classe 1900)
Disparu le 25/09/14 à Herleville (Somme).
Il avait 34 ans.
Le 24 septembre, le 30è RI s'est porté à Foucaucourt (80). Pendant que se déroulent des combats sanglants à Faucancourt, le 3è bataillon, dont devait faire partie, François-Marie MAULET attaque Herleville. 80 hommes sont tués (dont François-Marie MAULET) ou blessés.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 26/09/16.

Jugement rendu le 29/10/1920 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le 5/11/1920

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

 
MIEUSSET Jean (-Marie)

Serait né le 17/08/1883 à La Roche-sur-Foron
Fils d'Ambroise MIEUSSET, agriculteur à Chevranges, et de Philomène BALTASSAT.
Situation de famille : Marié avec Marie-Angeline HENRY.
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Chevranges)

Grade et corps : Soldat de 2è classe au 30è Régiment d'infanterie.
Matricules 015790 au corps et 491 au recrutement à Annecy (classe 1903)
"Mort au combat d'Herleville" le 25/09/14.
Il avait 31 ans.
Pendant que se déroulent des combats sanglants à Faucancourt, le 3è bataillon dont devait faire partie Jean MIEUSSET attaque Herleville. 80 hommes sont tués (dont Jean MIEUSSET) ou blessés.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 15/11/14
Jugement rendu le 24/05/1917 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le 2/07/1917

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy


 
MUGNIER François(-Adrien), dit Bise

Né le le 6/04/1881 à Pers-Jussy.
Fils de François MUGNIER, agriculteur à Chevrier, et d'Anastasie GAUD, ménagère.
Situation de famille : Célibataire ?
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Chevrier)

Grade et corps : Soldat de 2è classe au 30è Régiment d'infanterie
Matricules 012888 au corps et 550 au recrutement à Annecy (classe 1901) 012858
Décédé le 12/09/1914, à 18 heures, à l'Hôpital de la Houssière (Vosges). Mort de maladie contractée au front.
Il avait 33 ans.
Depuis le début d'août, le 30è RI se battait dans les Vosges où il est resté jusqu'au 17 septembre.
On ne sait ni où ni quand François MUGNIER a été blessé.
Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 19/10/14.

Acte transcrit le 4/03/1916 à Pers-Jussy

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

 
 NICOLLET Claudius-Philistin

Né le le 29/08/1890 à Pers-Jussy.
Fils de Jean-Marie NICOLLET, agriculteur aux Pittet, et de Françoise PITTET
Situation de famille : Célibataire ?
Domicile au jour de la mobilisation : ne résidait pas à Pers-Jussy..

Grade et corps : Soldat de 2è classe au 99è Régiment d'infanterie (9è Cie)
Matricules 08116 au corps et 970 au recrutement à Annecy (classe 1910)
Disparu le 24/08/14 au combat de Saulxures (Alsace).
Il avait 34 ans.
Son nom a été relevé sur une liste de militaires dressée par les autorités allemandes d'après les plaques d'identité relevées sur le champ de bataille des Vosges à l'automne 1914.
Inhumé à Saulxures en Alsace.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy 14/11/15
Jugement rendu le 26/04/1921 par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le 7/05/1921

Son som figure sur le Monument aux morts de Pers-Jussy.mais à l'année 1916.

Observation :
Dans la famille Nicollet, quatre frères sont partis à la guerre, deux y ont été tués, un a été mutilé, un seul est revenu indemne.

 

 

PÉGUET Eusèbe, dit Catelin

Né le 12/10/1892 à Pers-Jussy..
Fils d'Émile-Benjamin PÉGUET, agriculteur au Four, et de Victorine DUNAND.
Situation de famille : Célibataire ?
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Le Four)

Grade et corps : Caporal au 97è Régiment d'infanterie (1ère Cie)

Matricules xxx au corps et xxx au recrutement à Annecy (classe 1901)
Disparu le 2/10/1914 à Wancourt (Pas-de-Calais). Il avait 22 ans.
Le 97è RI était arrivé le 30/09/16 dans la région d'Arras, après avoir combattu dans les Vosges. Le 2/10, il a subi une violente attaque allemande et les pertes furent effrayantes : 1130 tués, blessés ou disparus (dont Eusèbe PÉGUET).

Au soir du 2 octobre, il ne restait que 1400 hommes de troupe valides au 97è RI !

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 28/09/16.
Jugement rendu le xxx par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le xxx

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

RAPHOZ Joseph

Né le le 8/02/1880 à St-Laurent.
Fils de François RAPHOZ, agriculteur à St-Laurent, et de Marie SOUDAN.
Situation de famille : Marié à Pers-Jussy. le 26/02/1906 avec Josephte LACROSAZ, de Pers-Jussy. Père d'au moins trois enfants : René, né en 1907, Lucienne, née en 1908 et Joseph, né en 1910.
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Loisinges)

Grade et corps : Chasseur de 2è classe au 51è Bataillon de Chasseurs Alpins.
Matricules xxx au corps et xxx au recrutement à Annecy (classe 1901)
Décédé le 18/11/1914 à 15 heures "sur le champ de bataille, au combat de Verbranden-Molen, près d'Ypres". Il avait 34 ans.
Le 51è BCA était à Verbranden-Nolen depuis le 13 novembre.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 26/12/1914.
Jugement rendu le xxx par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le xxx

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Photo de Joseph RAPHOZ


 
ROGUET (Marie-) Arthur

Né le le 14/12/1892 à Pers-Jussy.
Fils de François ROGUET, aubergiste aux Roguet, et de Sylvie CHEVALLIER.
Situation de famille : célibataire ?
Domicile au jour de la mobilisation : Reignier (ou La Roche ?)

Grade et corps : Sergent (caporal selon certaines sources) téléphoniste au 97è Régiment d'Infanterie.
Matricules 4585 au corps et 1828 au recrutement à Annecy (classe 1912)
Mort au combat le 19 août 1914 à Flaxlanden (Alsace). Il avait 22 ans.

Il fait partie de ces quelques 600 "fantassins de montagnes", savoyards our la plupart qui sont tombés ce jour-là sur la colline du Geisberg.Ce fut le premier Pers-Jussien à mourir sur le front.

Avis de décès parvenu à la mairie de La Roche-sur-Foron le 16/10/1916.

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.et sur celui de Reignier.


 
SUATTON Pierre-Ernest

Né le le 12/05/1889 à Pers-Jussy.
Fils de Jean SUATTON, négociant à Navilly, et de Fébronie CRITIN.
Situation de famille : Célibataire
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Navilly).

Grade et corps : Caporal au 30è Régiment d'infanterie.
Matricules xxx au corps et xxx au recrutement à Annecy (classe 1901)
"Tué à l'ennemi" le 28/8/14 au col d'Anozel (Vosges). Il avait 25 ans.
Anozel se trouve à 4 km au sud de St-Dié.
Le 28/08/14, le 30è RI a porté une attaque dans le secteur d'Anozel - Les Cours. Le 3è bataillon a attaqué sur Anozel, alors que les 1er et 2è bataillons attaquaient sur Les Cours.
Le 28, il y a eu 1.326 hommes tués, blessés ou disparus.

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 3/11/15.
Jugement rendu le xxx par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le xxx

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
 


 
TISSOT Alphonse, dit Pany

Né le le 24/07/1888 à Pers-Jussy
Fils de François TISSOT, agriculteur à Loisinges, et de Marie COHANNIER
Situation de famille : ?
Domicile au jour de la mobilisation : non recensé à Pers-Jussy en 1911.

Grade et corps : Chasseur de 2è classe au 62è Bataillon de Chasseurs Alpins.
Matricules xxx au corps et xxx au recrutement à Annecy (classe 1901)
Disparu le 28/08/1914 à La Roche-St-Martin, près St-Dié (Vosges), deux jours après son "baptême du feu".
Il avait 26 ans.
Inhumé avant le 15/06/15 à Denipaire (Vosges)

Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 2/10/1915
Jugement rendu le xxx par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le xxx

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy mais à l'année 1915.

 
 TISSOT Eugène

Né le 19/07/1893 à Pers-Jussy.
Fils de François TISSOT, cordonnier à Chevrier, et d'Andréanne CALLIGÉ.
Situation de famille : Célibataire
Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy

Grade et corps : Soldat au 97è Régiment d'infanterie (1ère Cie).
Matricules xxx au corps et xxx au recrutement à Annecy (classe 1901)
Disparu le 2/10/14 à Wancourt (Pas-de Calais).
Il avait 21 ans.
Le 97è RI était arrivé le 30/09/16 dans la région d'Arras, après avoir combattu dans les Vosges. Le 2/10, il a subi une violente attaque allemande et les pertes furent effrayantes : 1120 tués, blessés ou diparus dont Eugène TISSOT. Au soir du 2 octobre, il ne restait que 1400 hommes de troupe valides au 97è RI !

Jugement rendu le xxx par le tribunal de Saint-Julien. Transcrit à Pers-Jussy le xxx

Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Année 1915

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