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LES ALLEMANDS RECTIFIENT LE FRONT (mars 1917) En mars 1917, l'Etat-major allemand décide de raccourcir le front entre Arras et Laon. Ils se replient sur une ligne fortifiée préparée à l'avance. Les armées franco-anglaises sont surprises et se contentent de suivre l'ennemi en retraite. Néanmoins deux Pers-Jussiens furent tués pendant cette période.
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LE CHEMIN DES DAMES La retraite allemande, purement stratégique, donne de faux espoirs au général Nivelle, qui a remplacé Joffre à la tête des armées françaises. Il croit que la percée est possible. Malgré de fortes réticences dans les milieux gouvernementaux et même militaires, Nivelle choisit d'attaquer dans un des secteurs les plus difficiles à pénêtrer et les mieux fortifiés : l'Argonne, à cheval sur les départements de l'Aisne et de la Marne. Le 16 avril 1917, Nivelle lance ses troupes à l'assaut sur un front d'une cinquantaine de km. Il leur faut en particulier conquérir la ligne de crête que longe "le chemin des Dames". C'est l'hécatombe : pour un gain de terrain minime (quelques dizaines de kilomètres carrés), les pertes sont effroyables. Du 16 avril au 10 mai, il y eut, selon les diverses estimations, entre 140.000 à 271.000 français mis hors de combat. Nivelle acquiert pour la postérité une réputation de "massacreur" ! A la mi-mai 1917, Nivelle est limogé. Il est remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.
Trois Pers-Jussiens au moins sont
morts dans cette offensive ou dans les combats de
stabilisation du front qui lui succédèrent :
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L'hécatombe du Chemin des Dames et le mépris de Nivelle pour la vie des hommes se répercutèrent sur le moral des troupes. Il y eut des actes de désobéissance plus ou moins graves allant jusqu'à la mutinerie de régiments entiers. Les estimations sur le nombre des mutins varient de 50.000 à 100.000 selon les sources. La riposte fut rapide et on discute encore aujourd'hui de l'ampleur de la répression. Selon les estimatLions les plus modérées, il y aurait eu 412 condamnations à mort mais "seulement" 55 exécutions. On ne sait pas si des Pers-Jussien ont été plus ou moins directement impliqués dans ces événements. Toutefois, dans la dernière lettre adressée à sa mère, Marcel MARÉCHAL écrit qu'il vient de vivre le pire moment de la guerre : il a fait partie d'un peloton d'éxécution. Le fusillé était-il un mutin de 1917 ?
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LA MORT ORDINAIRE EN 1917 Après le désastre du Chemin des Dames, il n'y eut plus de vastes offensives sur le front français en 1917 mais de nombreux combats sporadiques et aussi des balles perdues, des obus etc... Trois Pers-Jussiens au moins en ont été les victimes.
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Né le 26/02/1897 à Neydens (Haute-Savoie) Fils de Claude, originaire de Pers-Jussy mais habitant Neydens, et de DÉCARROUX Marie-Félicie Situation de famille : marié à Reignier (17/07/1915) avec GENOUD Angèle Domicile au jour de la mobilisation : Reignier ? Soldat au 27è B.C.A. Décédé le 30 octobre 1917 à l'ambulance 12/20 à Cerseuil (Aisne). Il avait 20 ans. La transcription de l'acte de décès a été faite à la mairie de Reignier. Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
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Né le 31/03/1895 à Pers-Jussy Fils de Jean-Marie CONSTANTIN, agriculteur au Biollay, et de Félicie REGAT. Situation de famille : Célibataire. Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Le Biollay) Zouave de 2è classe au 1er Régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (5è Cie). Mort au combat le 11 mai 1917 à 12 heures, à Beaulne-et- Chivy (Aisne). Il avait 22 ans. Beaulne-et- Chivy se trouve à une vingtaine de km au NE de Soissons. En avril 17, le 1er Régiment mixte de zouaves et de tirailleurs avait été transféré dans l'Aisne. Du 14 avril au 16 mai, il a participé à la bataille du chemin des Dames. C'est pendant ces combats que Jean CONSTANTIN a été tué. Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
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DÉMULE Amédée (-Eusèbe) Né le16/12/1879 à Pers-Jussy (Les Cornus) Fils de PierreDÉMULE (décédé 2 jours avant la naissance de l'enfant), de Cornier, et de DESBIOLLES Marie-Philomène. Situation de famille : ? Domicile au jour de la mobilisation : Cornier Soldat de 1ère classe au 30è Régiment d'Infanterie. Mort au combat le 11 novembre 1917 à St-Pierre-l'Aigle (Aisne) (ou le 23/10/1917 à Allemant (Aisne) ?). Il avait 38 ans. Inhumé au cimetière d'Amblémy (Aisne), carré J, tombe n° 155 La transcription de l'acte de décès a été faite à la mairie de Cornier. Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy et sur celui de Cornier Observations : Il y a eu une demande de pension d'ascendant le 18/06/1928
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LAPHIN François (-Joseph) Né le le 26/10/1887 à Pers-Jussy Fils de Maurice LAPHIN , agriculteur aux Pittet, et de Marie-Horthense NAVILLIOUX. Situation de famille : marié le 21/11/1913 à Pers-Jussy (ou à Paris ?) avec Joséphine BEL Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy ? Soldat de 2è classe au 54è Régiment d'infanterie (7è Cie). Décédé le 6/05/1917 à 18 h 30 à Ostel (Aisne), "par suite de blessures occasionnées par un obus". Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy. Observations : Le Diplôme des morts pour la patrie au nom de ce soldat a été envoyé à la mairie de Pers-Jussy en juillet 1919. Il a été réclamé par sa veuve qui habite Faucigny et lui a été expédié. Père d'Abel LAPHIN qui fut boulanger à Pers-Jussy. |
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LAPHIN Paul-François Né le le 25/08/1894 à Cornier Fils de Julien LAPHIN et de Clotilde NAVILLOUX, Situation de famille : célibataire ? Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (???) Soldat de 2è classe au 279è Régiment d'infanterie (14è Cie). Décédé le 25/08/1894 à 16 heures à Blérancourt (Aisne) "par suite de ses blessures reçues sur le champ de bataille"au combat d'Ossel (Aisne). Le 279è RI a participé à une grande offensive dans l'Aisne en mars 1917 Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 14/04/17 Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.et sur celui de Cornier. Observations : Décoré de la Médaille militaire.
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Né le 19 septembre 1979 à Pers-Jussy. Fils de Situation de famille : marié à Paris avec Clotilde-Marie PÉGUET, de Jussy. Domicile au jour de la mobilisation : Villeneuve-le Roi (Val de Marne) ? Grade et corps inconnus. Décédé le 28/08/1917 à l'hôpital de Fleury-sur-Aire, près de Verdun. Il avait 38 ans. Inhumé au cimetière de Pers-Jussy où sa tombe existe encore. Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
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PÉGUET Jean-Marie Né le le 4 juillet 1883 à Pers-Jussy Fils de Xavier PÉGUET, cantonnier aux Cornus (cultivateur en 1883), et de Marie MAULET. Situation de famille : ? Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy Brigadier au 109è Régiment d'artillerie lourde (5è Batterie). Décédé le 20/9/17 à 14 heures à l'Ambulance 2 à Sakulovo (Macédoine), "des suites de maladie contractée en service commandé". Il avait 34 ans. Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 31/10/17 Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy. |
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PÉGUET Joseph-Marie Né le le 18/04/ 1897 à Pers-Jussy Fils de Jean-Marie PÉGUET , agriculteur aux Pittet, et de Jeanne-Marie LAMBERT. Situation de famille : Célibataire Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Les Pittet). Soldat. au 53è Bataillon de Chasseurs Alpins. Décédé le 21/5/17 "sur le champ de bataille, par blessure de guerre au combat de Moseau - Berry-au-Bac". Il avait 20 ans. Berry-au-Bac se trouve sur l'Aisne, à 9 km au SW de Craonne. Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 11/6/1917 Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
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Né le le 22/12/1882 à Pers-Jussy Fils de Cyrille TISSOT, agriculteur à Loisinges, et de Jeannette MAULET. Situation de famille : Célibataire Domicile au jour de la mobilisation : Pers-Jussy (Loisinges). Soldat au 311è Régiment d'infanterie "Tué à l'ennemi, le 19/03/17, à 6 heures, par suite de blessures de guerre au combat de la Fille-morte", commune de La Chalade (Meuse). Il avait 35 ans. La Chalade se trouve sur la Biesme, dans la commune de Ste-Menehould. La Fille-morte est un lieu-dit de l'Argonne, le long de la Haute chevauchée, à 2,5 Km au NE de La Chalade. Avis de décès parvenu à la mairie de Pers-Jussy le 10/04/1917 Son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.
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