GÉNÉALOGIES PERS-JUSSIENNES

LES FAMILLES NAVILLE - NAVILLOUX


Aujourd’hui, à Pers-Jussy, on ne trouve que la forme Naville mais ce patronyme a subi bien des avatars au cours des siècles : Navillie, Navilliouz, Navillouz, Navillioz, Navilloz, Navillioux, Navilloux et enfin Naville, cette dernière forme n’apparaissant qu’au 18e siècle. On peut expliquer ces variations par le fait que l’accent tonique s’applique sur la syllabe “vi” ce qui  rend la dernière syllabe quasiment inaudible. Les personnes chargées d’écrire ce nom (prêtres, notaires, greffiers, etc...) transcrivaient le son qu’ils croyaient entendre. Il ne faut jamais oublier que, jusqu’au 19e siècle, les noms de famille n’avaient pas d’orthographe ! Un individu pouvait naîttre sous le nom de Navilliouz, se marier sous celui de Navilloux et mourir sous celui de Naville, sans exclure d’autres variantes dans les actes notariés. Dans cet article, nous attribuerons aux individus cités le patronyme de leur acte de naissance, quand il est connu !

L’origine du patronyme Naville

En 1900, l’immense majorité des personnes portant le patronyme Naville, Navilloz et Navilloux habitaient en Haute-Savoie et à Genève. L’origine du patronyme semble donc incontestablement haut-savoyarde bien que, dans ses “Filiations savoisiennes”, le généalogiste Jacques Dupanloup évoque une autre source possible en Bourgogne.
On trouve déjà ce patronyme dans la plus ancienne liste d’habitants de la paroisse de Pers : les comptes de subsides (documents fiscaux) du Châtelet du Crédoz de 1371. Nous l’avons évoquée dans notre bulletin n° 24 de juin-juillet 2002. Y figure un certain Michodus (Michaud) de Navillie. La particule “de” n’a rien de nobiliaire ; elle signifie vraisemblablement que notre Michaud habitait Navilly. Quand on a attribué des noms de famille aux gens (vers le XIIe siècle), certains ont reçu le nom de leur lieu d’habitation : Naville viendrait donc de Navilly. Toutefois, cette hypothèse n’est pas celle qu’a retenue le Pers-jussien Félix Fenouillet dans son ouvrage : “Les noms de famille en Savoie”.
Pour quelques spécialistes, Navilly viendrait de naville, mot de vieux français issu du Piémontais naviglio signifiant “petit canal d’irrigation” (Littré). Or, il y avait effectivement autrefois à Navilly un bief qui  alimentait un moulin situé dans l’ancienne ferme Critin. Pour d’autres, Navilly pourrait venir du nom d’un propriétaire romain nommé Navillus et là, on rejoint l’hypothèse de Félix Fenouillet.
Il paraît raisonnable de penser que les Navilloux, Navilloz et la plupart des Naville actuels des Pays de Savoie et de Suisse romande descendent d’une souche pers-jussienne. Toutefois, cette hypothèse n’écarte pas totalement celle de J. Dupanloup puisqu’il existe en Saône-et-Loire une commune appelée Navilly qui a pu donner son nom à quelques personnes.

Les grands ancêtres à Pers-Jussy


Dans les comptes de subsides du Châtelet du Crédoz (on devrait dire “Crêt d’Ost”) de 1384, on retrouve le Michodus de 1371 mais on rencontre aussi Nusardus de Navillier (Navillier est la forme francisée, Navilly étant la forme patoise). Cependant, chose curieuse, on ne trouve plus aucun patronyme faisant penser à Naville dans les comptes de subsides postérieurs à 1384 . Cela ne signifie pas qu’il n’y avait plus de Naville à Pers : diverses personnes, tels les indigents, étaient dispensés de cet impôt.
Dans le dénombrement de 1561 pour la gabelle du sel, recensement nominatif de toute la population (voir l’article historique du bulletin municipal de 1992), on trouve trois familles portant le patronyme qui nous intéresse :
-     Girard Navillie, déclaré “misérable”, c’est-à-dire indigent, et ses trois enfants.
-     Claude, fils de feu Pierre Navillioz, Michière, sa femme, et leurs 11 enfants.
-     Jehan Navillioz, Pernette, sa femme,  leurs cinq enfants et trois petits-enfants, plus une fille naturelle de Jehan ou d’un de ses fils.
Les Naville actuels de Pers descendent sans doute d’une ou plusieurs de  ces trois familles
Malgré l’absence d’actes d’état civil entre 1561 et 1643, nous avons pu reconstituer, grâce à des actes notariés,une partie de la descendance de Claude Navillioz, fils de feu Pierre, évoqué ci-dessus. Nous n’évoquerons aujourd’hui que les deux premières générations.

Les premiers decendants de Claude Navillioz, fils de feu Pierre

Première génération :
Claude (fils de feu Pierre) et Michère avaient 11 enfants en 1561 : Guichard, Estienne, Pierre l'aîné, Pierre le puîné, Claude l'aîné, Claude le puîné, Jaquema, Françoisa, Pernette, Estienne et Nycolas. Peut-être en a-t-il eu d’autres après 1561.
On ne connaît avec certitude que la descendance d’un des deux Pierre.(l’aîné ou le cadet ? l’histoire ne le dit pas).
Maître Pierre Navilliouz : Ce personnage, né avant 1555, a réalisé une belle ascension sociale puisqu’il est notaire. À cette époque, le notaire tient autant de l’écrivain public que du notaire tel que nous le connaissons aujourd’hui. On ignore le nom de son épouse mais il a au moins sept enfants.
Deuxième génération :
Messire Pierre Navilliouz : Ordonné prêtre au début du 17e siècle, il a été curé de Sallanôve (1610), de Veyrier (1618), d’Esserts, puis enfin de Pers (1640) où il meurt en 1642. Peu avant son décès, il rédige de sa main un testament dont nous possédons une copie et dont nous vous avons parlé dans le bulletin n° 38. Il y raconte le cambriolage dont il a été victime de la part de ses propres neveux. Certaines clauses de ce testament sèmeront la zizanie dans la famille Navilliouz-Navilloux pendant un siècle et demi !
Maître Nicod Navilliouz : Né vers 1570,  il décède avant 1641. Il hérite de la charge de son père. Bien qu’il réside à Pers, semble-t-il, il est dit “notaire à La Roche”. Ses minutes ont été conservées en grande partie et sont consultables aux Archives Départementales mais leur lecture est difficile comme vous pouvez le constater sur l’extrait reproduit ci-dessous. Ces actes notariés sont pourtant fort intéressants car nombre des clients de Me Navilliouz habitaient Pers ou Jussy.
Nicod Navilliouz a épousé Antoinette Dubauloz (+ 29/08/1650) qui lui a donné plusieurs enfants que nous évoquerons dans le prochain numéro.     


   
A.D.

L’histoire des familles Naville évoque un immense arbre très ramifié dont toutes les branches semblent partir d’un tronc commun : les “vénérables ancêtres” de 1561 évoqués précédemment . Le plus difficile est la reconstitution de l’articulation des grandes branches avec le tronc commun. Pour distinguer les multiples rameaux de Naville (toutes orthographes confondues), les habitants de Pers ont rapidement pris l’habitude de les désigner par des surnoms familiaux : il y avait les Colombet (ou Colambet), les Dandalet, les Branquet (ou Brancais), les Bargoins (ou Bergoend), les Beule, les Bron (ou Brun, etc... Pour simplifier la présentation, nous nous proposons d’étudier les diverses “branches” les unes après les autres.


LES NAVILLOUX DITS BEULE


La plupart des “Beule” semblent avoir habité le Chef-lieu de Pers. Ils présentent la particularité d’avoir conservé l’orthographe Navilliouz devenue Navilloux jusqu’à l’extinction des derniers porteurs de ce nom à Pers-Jussy au début du XXè siècle. Aujourd’hui, il reste encore quelques Navilloux en France, sans doute d’origine pers-jussienne, mais le nom est en voie d’extinction.
À Pers-Jussy, de nos jours, on trouve encore des descendants de cette famille mais par les femmes, en conséquence, ils ne portent donc pas ce patronyme. L’un d’eux, particulièrement cher au cœur des Amis de Pers-Jussy, est frère Maurice Rosset, dont la mère était une “Beule”.
Le premier à avoir porté ce surnom est sans doute Joseph Navilloux, dit le Beuloz (par disparition de la finale en “oz”, ce surnom est devenu “Beule” mais il n’a rien à voir avec le hameau du Beule).

De Me Nicod Navilliouz, le notaire, à Joseph Navilloux dit le Beuloz

Nous avons vu que Me Nicod NAVILLIOUZ (° avant 1600 + avant 1647) avait épousé Antoinette DUBAULOZ (° avant 1600 + 29/08/1650). Le couple a eu plusieurs enfants dont Jean (° avant 1620 + vers 1685), ancêtre des Beule et Aymé  (° 1648 + vers 1697) , ancêtre des Brancais.

Jean NAVILLIOUZ épouse Françoise BOURNIER (° avant 1630 ) et le couple a eu au moins cinq enfants dont :
- François NAVILLIOUZ (° vers 1643 + l2/02/1710) qui épouse Jeanne MANDRAY, d’Évires, le 16/01/1666 à Pers.
Le couple NAVILLIOUZ - MANDRAY a plusieurs enfants dont nous aurons peut-être l’occasion de parler ultérieurement. Aujourd’hui, nous ne nous intéresserons qu’à un seul de leurs fils :
Pierre NAVILLIOUZ (° 4/02/1677).
En 1699, il épouse Perrine VERDEL (° vers 1680 + 1706), mais cette dernière décède quelques années après sans lui avoir donné une descendance viable.
En 1707, en secondes noces, il épouse Anne GERINE (° vers 1683 + 16/01/1743) dont il a onze enfants : l’un d’eux est Joseph, dit “Le Beuloz”.

Joseph NAVILLOUX, dit le Beuloz, et ses enfants

Joseph NAVILLOUX, dit le Beuloz (° 26/12/1722 + 27/NIV/VII)
Il habite le Chef-lieu et c’est un “laboureur” mais aussi un notable, désigné dans les actes notariés par l’avant-nom de “Sieur”. Il sait signer et, sans doute, lire et écrire, ce qui est très rare à l’époque. Ceci explique peut-être le fait que sa descendance a conservé l’orthographe “Navilloux” : il sait épeler son nom ! Il occupe pendant plusieurs années les fonctions de conseiller de commune (voir article historique dans le Bulletin municipal de 2001), le conseil se réunit d’ailleurs souvent chez lui.
Il devait être assez aisé car il a exercé des fonctions qui exigeaient un certain “répondant” :
- pendant de nombreuses années, il a été regratier, personnage qui distribuait le sel et percevait la gabelle, impôt indirect sur ce produit .
- dans les années qui ont précédé l’annexion de 1792, il a assuré les fonctions d’exacteur pour les paroisses de Pers et de Jussy, c’est à dire qu’il était chargé de percevoir l’impôt foncier (la taille). Dans les archives des APJ, nous possédons une photocopie d’un extrait de ses comptes d’exaction de la taille.
Lors de l’exercice des fonctions citées ci-dessus, il touchait une ristourne sur les sommes encaissées, il y avait là de quoi conforter son aisance financière.

LE REGRATIER ET LA GABELLE DU SEL

Le regratier (ou regrattier, ou regretier ) était un habitant de la paroisse, souvent un “laboureur” aisé, un notable, désigné par le syndic et les conseillers après une sorte d’adjudication. Il était chargé de vendre le sel sur lequel l’État prélevait un impôt indirect lourd et impopulaire : la gabelle du sel. Nous aussi, nous payons des impôts indirects assez lourds et pas très populaires (taxes sur l’essence, le tabac, les vins et alcools, sans oublier la TVA) mais la gabelle était particulièrement inique pour deux raisons :
- Elle frappait un produit de première nécessité : le sel. N’oublions pas que nos ancêtres utilisaient de grandes quantités de sel, pour leur alimentation, pour celle des animaux et surtout pour la conservation des aliments.
- Les habitants étaient contraints d’acheter une assez grande quantité de sel, même au-delà de leurs besoins. C’était un peu comme si, aujourd’hui, on imposait à chaque automobiliste l’achat d’au moins 10 litres d’essence par jour !! Les autorités avaient trouvé là une astuce imparable pour éviter la contrebande.
En 1778, l’attribution obligatoire pour l’année était de 8 livres (soit 4,4 Kg) par personne de plus de 5 ans, plus 4 livres par boeuf, veau ou génisse, 3 livres par vache, une livre par ovin ou caprin, 10 livres par cochon à saler.
Par ailleurs, le prix de vente du sel était très élevé : en 1778, 4 sols (4 sous) la livre. Avec une telle somme, à l’époque, on pouvait acheter 24 livres de pain, une livre et demie de riz, une demi livre de fromage ! En 1778, le regratier de Pers recevait 4 deniers (il y avait 12 deniers dans un sol) par livre de sel vendue. Un calcul sommaire montre que, pour la seule paroisse de Pers, en 1778, le regratier a dû toucher de 100 à 200 £ (la livre - £ - était la monnaie de l’époque et il y avait 20 sols dans une livre). À cette date, la valeur marchande d’une vache était de l’ordre de 200 £.
La gabelle et le regratier ont été supprimés lors de l’annexion de 1792. Ils ont été rétablis en 1814 (en version plus “douce”, semble-t-il) lors de la restauration sarde. Leur disparition définitive date de l’annexion de 1860.

A.D.

Le 2 décembre 1792, il préside l’assemblée générale des citoyens de Pers réunis pour élire le premier conseil municipal de l’histoire républicaine de notre commune (voir nos bulletins n° 10 et 11). Comme il a perçu la taille de 1792, certains l’accusent d’avoir détourné cet argent à son profit, mais ses comptes sont bien tenus et il réussit à confondre ses détracteurs. S’il y a eu prévarication, les coupables sont “sauvés” par un incendie providentiel de la maison communale (l’ancien presbytère) au cours duquel les archives sont détruites !
Ses occupations diverses ne nuisent pas à la vie sentimentale de Joseph et, le 17/12/1750 à Pers, il épouse Françoise ROGUET (°16/8/1727 +11/10/1796). Cette dernière lui donne au moins neuf enfants mais nous ne nous intéresserons qu’à deux d’entre eux : Jean et Pierre.

La descendance de Jean NAVILLOUX, dit Beule

Jean NAVILLOUX, dit Beule (° Pers 7/06/1753 + PJ 10/02/1820 ). Il épouse Anne (dite Nanou) SARMIER (° Beaufort 1766 + PJ 22/11/1838), nièce de Guillaume Sarmier, curé de Pers. Ce couple aura plusieurs enfants dont :
Pierre NAVILLOUX dit Beule (Pers 1804 + PJ 1882).qui épouse Monique CONSTANTIN (° ca 1803 -1870). Le couple aura au moins six enfants mais nous n’en retiendrons que deux : Françoise et Louis-Dorestan.
Françoise NAVILLOUX (° PJ 14/09/1834 + PJ 16/02/1895) épouse François PERRÉARD (°ca 1821 + 13 avril 1885) le 14/08/1860 à Pers-Jussy : on “raccroche” ici la généalogie Perréard décrite dans le bulletin n° 33.
Louis-Dorestan NAVILLOUX (° PJ 27/12/1841+ 1902) épouse Jeanne DORANGE.
Parmi les enfants de ce dernier couple, signalons :
Julia NAVILLIOUX, mère de notre Président d’honneur, Maurice ROSSET.
Philomène NAVILLOUX, mère de Marguerite JACQUET, la dernière sage-femme de Pers-Jussy (voir notre bulletin n° 29). Elle a été la dernière personne à porter le patronyme NAVILLOUX dans notre commune.

La descendance de Pierre NAVILLOUX, dit Beule

Pierre NAVILLOUX dit Beule (° Pers18/12/1755 + PJ 2/03/1837) épouse Jeanne-Françoise CHEVAL-LIER (°1757 + PJ 21/02/1829) le 18/01/1791 à Pers.
Parmi leurs enfants, nous avons retenu Jean et Pierre-François :
Jean NAVILLOUX (° PJ 18/05/1815 + 10/04/1890), embrasse la carrière ecclésiastique et sera vicaire de Frangy puis curé de Taninges, de Sévrier et de ND d’Annecy. À Pers-Jussy, il fait reconstruire une maison familiale qui avait été détruite par un incendie ; elle existe encore aujourd’hui, au carrefour des routes de l’église et de Reignier :
Pierre-François NAVILLOUX (° Pers 21/12/1800 + PJ 1871) épouse Jeannette LONGET (° Pers 6/02/1803 + PJ 21/05/1859).
Ils ont trois fils qui ne transmettront pas le patronyme à Pers-Jussy.
Ils ont également trois filles dont Marie-Louise NAVILLOUX (°PJ 23/05/1841) qui hérite de la maison de son oncle ecclésiastique et épouse Jean DESHUSSES (° 1830 + 1900).

LA FAMILLE NAVILLIOUZ - NAVILLOUX : UNE “PÉPINIÈRE DE PRÊTRES”

Selon le dictionnaire du clergé du diocèse de Genève, réalisé par le chanoine Rebord, on ne compte pas moins de six prêtres nés à Pers et portant ce patronyme, plus deux, portant le patronyme de Navillet.
Outre Pierre Navilliouz cité dans le bulletin n° 38 et Jean Navilloux cité dans le présent article, on relève les noms de :
Nicod NAVILLIOUZ (° vers 1560) dont on ne sait pas grand chose. C’est peut-être le frère du notaire Pierre.
Jean NAVILLIOUZ (° vers 1570 + 1630) , frère du précédent, curé d’Esserts en 1604.
Georges NAVILLIOUZ (° vers 1615 + 25/11/1658 à Pers), fils de Nicod, le notaire, et neveu du précédent, ordonné prêtre le 17/12/1639). Au moment de son de son décès, il était “prêtre prébendé” à Reignier.
Antoine NAVILLIOUZ (° 1633), fils de Jean et Françoise Bournier (voir bull. n° 38), neveu du précédent,. Ordonné à Besançon, il fut chapelain de Thônex. À son décès, il a fait un legs à sa paroisse natale.
Il y eut aussi un Jean NAVILLET (° vers 1560) qui était peut-être lui aussi le frère du notaire Pierre et un Pierre NAVILLET (° vers 1590) dont on ne sait pas grand chose.
Il y eut aussi quelques NAVILLE mais ils n’étaient pas natifs de Pers-Jussy.

LES NAVILLE DITS BRANCAIS

Cette branche des Navilloux-Naville, se rattache à la même souche que les Navillioux dit Beule, étudiés dans le précédent bulletin.
Comme eux, ils descendent du Pierre Navilliouz signalé dans le dénombrement de 1561 pour la gabelle du sel. Les deux branches se séparent au niveau de Jean Navilliouz époux de Françoise Bournier (voir bulletin n° 39). Ce couple a plusieurs enfants dont François, ancêtre des "Beule" et Aymé, ancêtre des “Brancais”. Nous compterons les générations à partir d’Aymé.

Première génération

Aymé NAVILLIOUZ (° Pers 18/04/1648 + Pers en 1697) se marie deux fois :
- en 1681 avec Claudine Louise MIEUCET (° avant 1660 + avant 1692) qui lui donnera au moins 3 enfants dont Jean-Nicolas.
- en 1692 avec Jeanne Louise GARS dont il n’aura, semble-t-il, pas d’enfant.

Deuxième génération

Jean-Nicolas NAVILLIOUZ (° vers 1690 + Pers 9/08/1727)

Vers 1712, il épouse Jeanne Louise BOUVIER (°vers 1682 + 17/03/1737 à Pers). Le couple habite le “Village du clocher", c'est à dire le Chef-lieu actuel, et aura huit enfants, dont Jean-Pierre.

Troisième génération

Jean-Pierre NAVILLIOUZ (° Pers 18/04/1717 + Pers 22/03/1758).

Il habite le “Village du clocher” où, selon le cadastre sarde, il possède une maison et un four localisés approximativement sur l’emplacement de la “maison des sœurs”, à l’arrière de l’église.
Vers 1739, sans doute à Pers, il épouse Françoise ROGUET (° Pers 25/04/1717 + Pers 5/06/1789).
Ce couple aura sept enfants dont Joseph.

Quatrième génération

Joseph NAVILLIOUZ (° Pers 16/09/1743 + Pers 2/01/1805)
Il a appris le métier de maréchal ferrant qu'il exerce au "Village du clocher".

Le surnom Brancais apparaît pour la première fois dans un document officiel en 1766
(état des âmes de la paroisse de Pers)

C'est avec lui qu'apparaît pour la première fois dans un acte officiel le surnom de Brancais. Était-il déjà porté par son père, voire son grand-père ? Nous ne le savons pas. Quelle est l'origine de ce surnom ? Il faudrait peut-être demander son avis sur la question à Jean-Louis Bocarnaud qui anime une émission de généalogie sur Europe 1 le dimanche matin.
Le 30/01/1770, à Pers, il épouse Françoise CALLIGÉ (° Pers 8/01/1752). Ce couple aura huit enfants dont Jean-Claude.

Cinquième génération

Jean-Claude NAVILLIOUZ (° Pers 17/04/1775 + PJ 6/04/1853). Il est né Navilliouz et mort Naville !

Dans sa jeunesse, il est maréchal ferrant au “Village du clocher”, chez son père.
Le 14/02/1797, à Pers, il épouse Marie Antoinaz MUGNIER (° Pers 16/04/1779).
Quelques années après son mariage, il va s’installer à Chevrier, sans doute chez sa femme, pour devenir “laboureur”. `
Dans l’état actuel de nos recherches sur l’état civil de Pers-Jussy, Marie Antoinaz Mugnier détient le record de fécondité avec dix-sept enfants dont onze, au moins, mourront en bas-âge ou au cours de l’enfance. Nous ne retiendrons que le cas de Joseph-Marie.

Sixième génération

Joseph Marie NAVILLIOUZ (° Pers 13/02/1813 à Pers + PJ 26/12/1892). Il est né Navilliouz et mort Naville !
Le 8/04/1856 à PJ, il épouse Josephte VOLLAND (° PJ 12/100/1827 + PJ 19/03/1885).

Avec 17 enfants, Marie Antoinaz Mugnier, épouse de Jean-Claude Navilliouz,
a-t-elle été la mère la plus prolifique de l’Histoire de notre commune ?

Ce couple aura trois enfants pour lesquels est adoptée, dès l’acte de naissance, la forme patronymique Naville. Nous ne retiendrons que Françoise et François

Septième génération

Françoise NAVILLE (° PJ 10/02/1857).

Le 18/11/1880 à PJ, elle épouse Jean-Marie VEZ d’Arthaz et semble quitter Pers-Jussy.
François NAVILLE (° PJ 4/07/1860 + PJ 10/10/1944).
Le 16/01/1884 à PJ, il épouse Andréanne GIGNOUX (° PJ 5/11/1858  + PJ 28/08/1919). Ce couple aura trois enfants : Louisa, Joseph-Marie et Ernest.

Chez les Brancais, le passage du patronyme Navilliouz (ou Navilloux) au patronyme Naville
débute vers 1815 mais ne se généralise que vers 1850

Huitième génération

Louisa NAVILLE (°19/10/1883 à PJ + 5/01/1958à PJ). Le 13/04/1904, à PJ, elle épouse Joseph GRUFFAZ. Joseph-Marie NAVILLE (°9/12/1885 à PJ +16/07/1939 à PJ). Le 29/10/1909, à Amancy, il épouse Stéphanie DUNAND
Ernest NAVILLE (°17/11/1892 à PJ+ 6/10/1918 à L’Ile-Adam-95). Le 11/12/1916, à L’Ile-Adam, il épouse Noémie LEPOIVRE. Son décès étant une conséquence de la guerre, il est reconnu “mort pour la France” et son nom figure sur le monument aux morts de Pers-Jussy.

Actuellement à Pers-Jussy, la dernière personne qui porte le patronyme Naville avec le surnom Brancais est une fidèle amie de Pers-Jussy : Francia Robert, née Naville.



LES NAVILLE DITS BARGOIN

Nous ne somme pas parvenus à raccrocher cette branche des Navilliouz-Navilloux-Naville au tronc commun des deux branches précédemment étudiées. 

La souche de la famille : le plus ancien ancêtre connu

Il s’agit de Martin NAVILLIOUZ né aux alentours de 1600 et dont nous ne savons à peu près rien sinon qu’il a eu au moins deux fils, tous deux prénommés Jean ! Il y avait Jean l’aîné et Jean le jeune. Seul le second semble avoir transmis le patronyme à sa descendance. On ne sait pas où il
habitait et on ignore s’il était déjà surnommé Bargoin. Quelles sont l’origine et la signification de ce surnom ? Mystère.

Deuxième génération

Jean le jeune NAVILLIOUZ (° avant 1630 + avant 1704) épouse Laurence CONSTANTIN vers 1660. Il semble n’avoir eu qu’un seul fils (Claude) et trois filles (Marie, Perrine et Jeane). Des indices laissent entendre qu’il habitait Le Châble.

Troisième génération

Claude NAVILLIOUZ (°Pers 8/12/1664 +Pers 26/12/1734).
Il devait habiter le Châble (Chabloz comme on disait alors) où, d’après la mappe sarde, il possédait une maison (N° 4410 sur la mappe) et un four. Ils ont donné leur nom au secteur du Châble où ils habitaient : “Chez les Bargoin” (voir l’extrait de plan cadastral en page 1)
Le 27/06/1689, à Pers, il épouse Louise ALBERT, native d’Éteaux, qui lui donne au moins trois fils  (Jean, Jean-Claude et Joseph).et une fille (Michelle). Seul Jean semble avoir transmis le patronyme à Pers.

Quatrième génération

Jean NAVILLIOUZ (°Pers 24 mars 1693 ? + avant 1766).
En 1725, il épouse Péronne ROSBÉRARD, native de Cornier, où il va peut-être habiter pendant quelques années. Il a au moins deux fils (Claude et Pierre), et deux filles (Péronne et Marie-Gasparde).
Chacun des deux fils fera souche mais dans deux hameaux différents : Le Châble et Chevrier

Les Bargoin du Châble

Ils descendent de Claude.

Cinquième génération

Claude NAVILLIOUZ (ou NAVILLOZ) (° Cornier ca 1731 +Pers 6/12/1791).
Vers 1760, il épouse Andréaz SAGE (° La Chapelle-Rambaud ca 1731+Pers 8/04/1806) dont il a 7 enfants : quatre garçons et trois filles. Seul son fils Joseph semble avoir transmis le patronyme à Pers.

Sixième génération

Joseph NAVILLE (°Pers 5/11/1744 + avant 1808);
Le 28/02/1797 il épouse Marie BRASIER (°Pers 27/10/1768) dont il a trois filles et quatre garçons. Seul Antoine transmettra le patronyme à Pers-Jussy.

Septième génération

Joseph NAVILLE (°Pers 27/02/1797 +PJ 26/02/1867).
Le 23/11/1819, à PJ, il épouse Antoinette Étiennette ROGUET (°Pers 11/04/1795 +PJ 14/04/1862) dont il a trois garçons et cinq filles. Seul Jean transmettra durablement le patronyme à Pers-Jussy.

Huitième génération

Jean NAVILLE (°PJ 8/10/1828 +PJ 6/10/1895).
Il a été soldat pendant de nombreuses années dans le “Regimente Savoia cavalleria” et a raconté sa campagne contre l’Autriche en 1859 (texte publié dans nos bulletins 19, 20 et 21). Après sa démobilisation, le 21/08/1860 à PJ, il épouse Péronne PÉGUET dont il a un fils (Jean-Claude) et trois filles (Étiennette, Claudine et Angélique).

Neuvième génération

Jean-Claude NAVILLE (°PJ 23/06/1866 +Reignier 31/01/1957);
Le 15/04/1893,  à PJ, il épouse Élise Franceline NICOLLET (°Éteaux 2410/185 +PJ 5/01/1953) qui lui donne un garçon (Joseph) et deux filles (Françoise-Amédine et Angèle-Léontine).

Dixième génération

Joseph NAVILLE (°PJ 11/04/1900 +PJ 16/09/1981).
Le 1/11/1922, à PJ, il épouse Élise GIGNOUD (1900-1965) mais n’aura que des filles et le patronyme disparaîtra au Châble. L’une d’elles était Madame BRAY qui nous a transmis une photocopie du récit de Jean Naville.
Signalons également que Françoise-Amédine NAVILLE, épouse ABBÉ a eu une fille, madame ALBERT, décédée il y a quelques années et qui fut un membre très actif de notre association.

Les Bargoin de Chevrier

Ils descendent de Pierre.

Sixième génération

Pierre NAVILLIOZ  dit Bargoin  (° ca 1741 +Pers 3/03/1786).
Le 21/01/1766, à Cornier, il épouse Marie DESBIOLLES (° ca 1741 +Pers 17/10/1811).
Le couple a cinq filles (Marie, Françoise, Josephte, Maurisaz et Jeanne-Michelle) et trois garçons (Claude-Marie, Claude et Michel). Seul Michel semble avoir transmis le patronyme à Pers-Jussy.

Septième génération

Michel NAVILLIOZ dit Bargoin (°Pers 23/03/1775 +PJ 24/09/1833).
Le 14/02/1798, à Pers, il épouse Jeanne PÉGUET (°Pers 2/03/1777 +PJ 15/12/1840) dont il a une fille (Françoise) et 6 garçons (Joseph-Marie, Jean, Joseph, Pierre-Joseph, Pierre-Louis et Claude). Seul Jean semble voir transmis le patronyme à Pers-Jussy.

Huitième génération

Jean NAVILLE dit Bargoin (°Pers 10 fructidor XIII +PJ 28/03/1851).
Le 10/01/1843, à PJ, il épouse Étiennette DELUERMOZ (°PJ 20/03/1817 +PJ 10/08/1897), dite “La Tiennette à Bargoin”). Ils ont une fille (Annette) et un fils (Alphonse).

Neuvième génération


Alphonse NAVILLE (°PJ 28/10/1843).
Le 22/11/1871, à PJ, il épouse Annette MUGNIER dont il a trois filles (Alice, Louisa et Marie-Thérèse) et trois fils (Octave, François et Émile). Seul Émile transmettra le patronyme.

Dixième génération

Émile NAVILLE (°PJ 11/10/1876).
Le 24/09/1904, à Cornier, il épouse Célestine ABBÉ-DÉCARROUX.
Son fils, Auguste (°PJ 1907 + 1986), qui portait avec lui sa généalogie (Guste à Mile à Phonse à la Tiennette à Bargoin) a été, à notre connaissance, le dernier des Bargoin résidant à Pers-Jussy. Ses enfants, qui ont conservé la maison familiale, sont des membres actifs de notre association.

Genéalogie plus complète des Naville-Bargoin

LES NAVILLE DITS DANDALLET

Cette branche des Navilliouz-Navillioz-Navilloux-Naville est un rameau d’une autre famille que nous envisagerons ultérieurement : celle des Colombet (ou Collambet).

La souche de la famille

Le plus lointain ancêtre que nous connaissons est Gonin NAVILLOT, dit Colombet, qui vivait à la fin du XVIIe siècle et dont nous ne savons pas grand chose (voir plus loin le paragraphe consacré à cette famille).
À la génération suivante, on trouve André NAVILLIOZ  (+ avant 1755) mari (XPers 30 10/1715) de Claudine PUGIN (°ca 1693 + Pers 24 juillet 1753).


Jean Louis Navillioz, le premier des Dandalet

Le surnom apparaît avec le fils du couple précédent : Jean-Louis NAVILLIOZ (°Reignier 27/08/1732 +Pers 2/07/1785). Dans les actes qui jalonnent sa vie, sauf son acte de naissance, il n’est pas qualifié de Collombet mais de Dandalet. Ce surnom - peut-être dû à un détail caractéristique de son anatomie ou de sa démarche - sera transmis à tous ses descendants. Il est le véritable ancêtre des Dandalet.
D’après l’état des âmes de la paroisse de Pers en 1766, nous savons qu’il habitait Loisinges.
Il épouse (XPers 17/02/1754) Françoise NIER-MARÉCHAL qui décède peu après. Dès le 5/08/1755, à Pers, il épouse en secondes noces Jeanne GARD (°Pers 28/071728 +Pers 1-BRUM an VII). Le couple a trois enfants : - deux garçons : Michel (1763-1836) et Joseph (ca 1765-1806)
- une fille : Claudine (1767-1809).

Deuxième génération : Joseph Navillioux et Jeanne Françoise Roguet

Nous ne nous intéresserons qu’à un des garçons, Joseph NAVILLIOUX (° ca 1765 +Pers 30/04/1806) qui cumule les professions de laboureur et de cordonnier.
Il épouse (XPers 3/01/1789) Jeanne Françoise ROGUET (°Pers 4/03/1766) qui lui donne au moins huit enfants dont certains sont enregistrés sous le patronyme NAVILLE.:
-     six garçons : François (1789-1791), Marie (le prénom Marie peut être masculin !), Michel l’aîné (°1793-1870), Jean-Baptiste (1795-1796), Michel le cadet (1797-?), Jean-François(1804-?).
-     deux filles : Marie (1799-1897) et Jeanne (1801-?).
Le couple habite alors Jussy.

Troisième génération : Marie Naville et Françoise Métral

Nous ne nous intéresserons qu’à Marie Naville (°Pers 11/06/1791 +PJ 7/02/1871), le seul, semble-t-il, à avoir fait souche à P-J. Signalons que son acte de décès porte le nom de “Naville dit Dandalet” : c’est une sorte d’officialisation du surnom. Le 22/09/1826 à P-J, il épouse Françoise MÉTRAL (°Pers 6-VENT-an VI).
Le couple, qui habite Jussy, a au moins neuf enfants :
-     quatre garçons : Antoine (1827-?), André (1835-1905), Joseph (°1837 -?) et Jean-Marie (1847-?),
- cinq filles : Marion (1829-?), Andréanne (1831-?), Jeanne (1833-?), Marie (1842-?) qui épouse Jean PICCOLET  et Victoire (1844-?) qui épouse Joseph VERDEL.

Quatrième génération : André Naville et Marie Naville

Nous nous intéresserons surtout à André NAVILLE (°PJ 12/08/1835 + PJ 10/09/1905) qui épouse (XPJ 21/01/1863) Marie NAVILLE  (°PJ 4/05/1834 +PJ 9/01/1907). Cette dernière, fille de Joseph et d’Andréanne CONSTANTIN, est une Naville dit Brancais (voir plus haut).
Le couple semble avoir, peut-être temporairement, habité Vercot.  Il a au moins trois enfants :
- Augustine (°PJ 04/07/1864 +PJ 14/03/1936) qui épouse (XPJ 14/08/1906) Vincent Jean Marie FLEURIN
- Louise, dite Zise, (°PJ 22/09/1865) qui épouse (XPJ 2/06/1906) Jules Marie ROGUET
- François Claude (1869-1938).
C’est ce couple qui a élevé Marie RITZ, que nous avons évoquée dans notre bulletin n° 43 (*).

Cinquième génération : François-Claude Naville et Apollonie Mieusset

Nous nous intéresserons surtout à François Claude NAVILLE (°PJ 2/09/1869 + PJ 24/04/1938) qui épouse (XPJ 16/08/1900) Appolonie Françoise MIEUSSET (°PJ 24/071873 +PJ 8/11/1954), fille de François et de Virginie VACHOUX.
Le couple, qui habite Jussy, aura quatre enfants : Marguerite (1901-?), Yvonne Augusta (1904-1982), Félicien Claudius (1910-1982) et Roland-André (1912-1999). C’est d’eux que descendent les Naville-Dandalet qui habitent aujourd’hui à Pers-Jussy : ils se répartissent entre Jussy, le Chef-lieu et Les Fins.

(*) Marie Ritz a émigré aux Étas-Unis. En 1939-40, elle a collecté des fonds pour les soldats de Pers-Jussy.


LES NAVILLE DITS BRUN (OU BRON)

Cette lignée descend sans doute, comme les autres branches des Naville, d’une des trois  familles recensées en 1561 (voir bull. n° 38), mais il n’a pas été possible de le prouver. Ses représentants ont, semble-t-il,  habité pendant des siècles soit Chevranges (y compris  La Collay) soit Marny. Il existe des rameaux de Naville-Brun (éteints aujourd’hui à Pers-Jussy) que nous n’avons pas pu rattacher à la lignée familiale décrite ci-dessous. L’un d’eux a peut-être aujourd’hui des descendants à La Chapelle-Rambaud.

Première génération

L’ancêtre le plus lointain auquel nous sommes remontés est François NAVILLIOUZ, né avant 1610. Est-il ce François qui figure dans la plus ancienne liste de communiers de Pers que nous connaissions, celle de 1616 ? Rien n’est moins sûr. Tout ce qu’on sait de lui, c’est qu'avant 1630, il a eu un fils, Michel, et qu'il est décédé avant 1668.

Deuxième génération

Michel NAVILLIOUZ (°avant 1630 †avant 1673).
Avant 1649, il épouse Matthia DUFAUG (°avant 1630 †après 1695).
Le couple habite Chevranges (à La Collay ?) et a au moins quatre enfants : Nicolle (°Pers 13/04/1649),  Hugues (= Gonin), Jeanne-Françoise  (°Pers 8 /01/ 1660), Jean.

Troisième génération

Hugues (= Gonin) NAVILLIOUZ dit BRUN (°Pers 18/06/1651 † avant 1714) semble être le seul à avoir transmis le patronyme à Pers. C’est le premier qui, dans les archives dont nous disposons, porte le surnom BRUN.
Vers 1675, il épouse Jeanne-Françoise BRAND (°avant 1660 †Pers 31 /12/ 1730).
Ce couple habitait Marny et a eu au moins huit enfants : Balthazarde (°1675), Philibert  (°ca 1676  †1744), Marie (°1676), Janine (°1678), Jean-Charles (°1687), Michel (°1688), Claude, Aimé (°1692).
Quatrième génération

Claude NAVILLIOUZ, dit BRON (°ca 1690 †Pers 21 /11/ 1774)  semble être le seul à avoir transmis durablement le patronyme à Pers.
Vers 1720, il épouse Françoise VACHOUX (°Arbusigny †Pers 5/05/1730). Ce couple aura quatre enfants : Claude Robert (1721-1750), Joseph (1724-1796) et les jumeaux Péronne et Jean (1728).
A une date non connue, il épouse en secondes noces Marie GRILLET dit Combet (°Arbusigny ca 1715 - †Pers 24/03/1787), dont il ne semble pas avoir eu d’enfant.

Cinquième génération

Joseph NAVILLIOD (°Pers 9/05/1724 †Pers 21/03/1796) semble être le seul à avoir transmis le patronyme à Pers. A une date non connue, il épouse Jeanne-Marie MÉTRAL ( (°Pers 15/12/1726 †Pers 18/06/1785). Ce couple aura six enfants : Jean, Claudine (°1754), Gabriel (°1760), Jean-Baptiste(°1762), Jean Marie (°764), François, Jean-François (°1769).

Sixième génération

Jean-Marie François NAVILLIE (°Pers 30/11/1764 †PJ 2/12/1828) semble être le seul à avoir transmis le patronyme à Pers.
Vers 1787, il épouse Laurence VIDONNE (°1762 †Pers 25/05/1816). Ce couple aura six enfants : Claudine (°1789), Françoise (°1791), François Marie (°1794), Jeanne (1798-1858), Jean (1802-1824) et Jean Louis (°1804)

 Septième génération

Jean Louis NAVILLIOUZ (°Pers 2/07/1804 †avant 1881) est le seul qui semble avoir transmis durablement le patronyme à Pers-Jussy
C’est le premier de cette lignée dont nous sommes certains à 100% qu’il habitait La Collay. Il est dit tantôt cordonnier, tantôt cultivateur (sans doute est-il les deux à la fois).
Le 7/08/1829, il épouse Jeanne ROGUET (°Pers 23/08/1799 †après 1881).
Ce couple aura huit enfants : André (°1830), Antoine (°1831), Jeannie Eugénie (°1833), Marie (°1836), Jean Marie (°1838), Jean (1840-1932), Jeannette (1842-1842), Françoise Philomène (°1843).

Huitième génération

Jean NAVILLE (°PJ 20/04/1840 †PJ 26/06/1932) semble être le seul à avoir transmis le patronyme à Pers-Jussy
Vers 1875, il  épouse Josephte BOUVIER (°La Roche 8/10/1850 †PJ 23/01/1936)
Ce couple aura neuf enfants dont plusieurs deviendront octogénaires voire nonagénaires.

Neuvième génération

Six des enfants de Jean NAVILLE et de Josephte BOUVIER semblent être restés célibataires et avoir habité La Collay jusqu’à leur décès. Ce sont :
- Firmin NAVILLE (°PJ. 27/06/1877 †PJ 5/04/1952).
Jean-Marie NAVILLE (°PJ ca 1880 †PJ ca 1921)
François NAVILLE (°PJ 16/01/1882 †La Roche-sur-Foron 4/04/1962).
Pauline-Marie NAVILLE (°PJ 3/09/1883 †Ambily 10/02/1970).
- Marie NAVILLE (°PJ 12/09/1885  †PJ 10/06/1911)
Adolphe NAVILLE (°PJ 30/07/1890  †La Roche-sur-Foron 5/09/1980).
Les trois autres se sont mariés mais ont quitté Pers-Jussy. Ce sont :
-  Césarine NAVILLE (°1879 †après 1946). Le 2/12/1902, elle épouse François LOMBARD de Thorens. Deux enfants du couple sont nés à La Collay : Maximin (°PJ 30/01/1904  †Bonneville 24/03/1985) et Alexandre (°PJ 2/07/1905 †Sallanches  17/07/1986).
-  Élise NAVILLE (°PJ 14/01/1883). Le 25/07/1914, à Pers-Jussy, elle épouse Joseph BOCHET. On ignore si ce couple a eu de la descendance.
-  Germain-Joseph NAVILLE  (°PJ 5/05/1893 †Bourg-en-Bresse 15/05/1977). Le 14/10/1924, à  Neuveille-les-Dames (01), il épouse Françoise CURNILLON. On ignore si ce couple a eu des enfants.
Ainsi malgré la prolificité du couple Jean Naville-Josephte Bouvier, il semble n’exister aujourd’hui  à Pers-Jussy aucun descendant des Naville dits Brun.

Voir généalogie complète des Naville-Brun

LES NAVILLE DITS COLOMBET


Les Colombet : une origine lointaine et hypothétique


Comme les autres Naville, ils descendent sans doute d’une des deux familles Navillouz recensées en 1561 à Pers-Jussy (voir bulletin n° 38). Le surnom Colombet (ou Collombet ou Collambet) remonte au XVIIe siècle et, à cette époque, on peut reconstituer au moins deux lignées qui “transhument” plus ou moins entre Pers et Cornier. Divers indices montrent une proche parenté entre ces deux lignées.

Première lignée

En fait, on n’en connaît que le couple Claude NAVILLOZ dit Colombet - Jeanne PUTHOD, qui habite Cornier et a de nombreux  enfants (sans descendance à Pers) au début du XVIIIe siècle.  

Seconde lignée

L’ancêtre : Michel (°avant 1610 + avant 1673)
Le fils : Nicolas dit Colombet (°avant 1630 +ca 1673), époux de Guillermine MORMOT (Xavant 1650). Ce couple a au moins cinq garçons et deux filles.
Les petits-fils ayant peut-être eu une descendance à Pers :
- Gonin (°ca 1650). On ne connaît pas le nom de son épouse mais il a au moins un fils, André NAVILLIOZ,   (°avant 1695 +avant 1755) qui épouse (XPers 30 /10/1715) Claudine PUGIN (°ca 1693 +Pers 24/07/1753). Ce couple pourrait constituer la souche des Dandallet dont la généalogie a été développée dans le bulletin n° 44 mais on n’en a pas la preuve absolue.
- Anthoyne (°9/02/1655) qui est vraisemblablement, mais sans preuve absolue, l’ancêtre de tous les Colombet actuels. En effet, la généalogie de ces derniers remonte à un Antoine dont on sait seulement qu’il est décédé avant 1704 et qu’il aurait eu au moins deux fils, Michel l’aîné (°ca 1690) et Michel le jeune (°ca 1695). Ce dernier est incontestablement la souche des Colombet qui ont vécu à Pers depuis le milieu du XVIIIe siècle.

La descendance de Michel le jeune commence à Cornier

Elle est bien connue grâce aux recherches de Frère Maurice Rosset. Nous remercions Jacques et Suzanne Pinochet, membres actifs de notre association, qui nous ont confié pour consultation l’arbre généalogique réalisé par notre regretté Président d’honneur.

Première génération : de Cornier au Four

Michel le jeune (°ca 1695 + P-J 25/02/1750) épouse Marie MOUGUET (ou MOUGUET ou MUGUET) (°Groisy en Bornes ca 1706 +Pers 16/10/1768), le 27/04/1723 à Groisy en Bornes (en fait elle s’appelait Marie JACQUET dit Mouguet).
Le couple a habité Cornier avant de venir (ou revenir ?) habiter au Four (paroisse de Pers). Il a eu au moins 8 enfants mais deux seulement ont transmis le patronyme à Pers-Jussy : Claude et Joseph l’aîné.

Deuxième génération : un couple à Pers, l’autre à Cornier

Joseph l’aîné (°ca 1725 +P-J 8/01/1838). Il épouse Laurence DUPANLOUP (°ca 1731). Le couple qui habite Le Four a eu au moins 7 enfants. Un seul, Joseph (ca 1779-1838), a transmis le patronyme à Pers-Jussy mais sur trois générations seulement, c’est pourquoi nous ne développerons pas sa descendance.
Claude (°Cornier ca 1720) épouse Marie VARNAY (°Cornier ca 1709 +Cornier 1759). Ce couple semble avoir habité Cornier et avoir des liens de parenté avec le couple Claude NAVILLOZ X Jeanne PUTHOD évoqué plus haut. Il a au moins 5 enfants dont Jean-Louis, ancêtre de tous les Colombet actuels de Pers-Jussy.

Troisième génération : un passage par Vuret

Jean-Louis (°Cornier 7/06/1742 +Pers 2/11/1797) épouse Gasparde LEFORT (°ca 1746 +Pers 14/11/1796). Ce couple vient habiter à Pers, il est signalé à Vuret. Il a au moins deux enfants dont Joseph qui, seul, fera souche à Pers-Jussy.

Quatrième génération : Installation à Chevrier

Joseph (°Pers 2/02/1773 +P-J 12/10/1842), maître charpentier à Chevrier, épouse Marion MUGNIER (°Pers 14/12/1766 +P-J 23/05/1835) le 25 ventôse III. Le couple a au moins 8 enfants (3 garçons, 5 filles).

Cinquième génération

Jean (°Pers 6 thermidor XI), tisserand. Le 21/07/1835, à Arenthon, il épouse Marie DÉCHAMBOUD. Le couple a au moins 4 enfants mais aucun, semble-t-il, ne transmettra le patronyme à Pers-Jussy.
Claude (°Pers 24 germinal IX +P-J 1869). Le 30/04/1827, à Pers-Jussy, il épouse Charlotte CHAMBET (an XIII-1887). Le couple aura 8 enfants, 4 filles et 4 garçons. Nous ne développerons que les descendances de Joseph Marie et Japhet qui, semble-t-il, ont été les seuls à transmettre le patronyme à Pers-Jussy.

Sixième génération

Joseph Marie (°P-J 5/04/1828 +P-J 29/08/1890). Le 31/08/1864 à Pers-Jussy, il épouse Philomène NAVILLOUX dit Beule (°P-J 6/06/1844 +P-J 21/04/1914). Le couple aura 8 enfants, 2 garçons et 6 filles. Nous envisagerons la descendance de Clodomir, Marie et Léon.
Japhet (P-J 16/10/1836 +P-J 8/06/1896). Il épouse Séraphine (encore appelée Séraphie) ORSIER dont il a 3 enfants. Nous n’envisagerons que la descendance de Delphine. Japhet fut instituteur. Il enseigna à Pers-Jussy et y fut également secrétaire de mairie. C’était un “hussard noir de la République”, très engagé dans la lutte pour la laïcité de l’école. Le regretté Michel Lagrée, professeur à l’université de Rennes et époux d’une descendante de Japhet lui a consacré un article dans notre bulletin n° 22

Septième génération

Enfants de Joseph Marie :
Clodomir Alexis (°P-J 15/04/1867 +P-J 8/10/1925). Il épouse Marie Joséphine DUBOULOZ (°P-J 28/06/1872 +P-J 18/07/1948) le 12/09/1894 à Pers-Jussy. Le couple a eu 6 enfants : Renée (en fait, Célestine Charlotte Renée), Adrien, Achille, Madeleine, Paul et Armand
Marie (°P-J 26/04/1865) épouse Jean Alfred MÉTRAL dont elle a trois enfants : Rémy (°P-J 11/06/1897 +4/09/1960), Edmond (°29/12/1898 +1/08/1983) et Lucienne (°6/06/1896).
Léon-Jean (°P-J 31/05/1878 + pour la France le 16/10/1915). Le 4/04/1904, à Reville, il épouse Georgette Uranie GALLON  dont il a deux enfants : Roger (1905-1997) et Paulette (1906-1998).

Enfants de Japhet :
Adelphine (°P-J 2/04/1891+Rennes 13/12/1961), épouse GOURY, eut au moins une fille Andrée, épouse DELIAU.

Huitième génération

Nous n’évoquerons ici qu’une partie de la descendance de Clodomir :

Renée (°P-J 31/03/1896 +Montrouge 18/05/1882). Le 26 août 1925, elle épouse Félix PINOCHET dont la descendance est restée propriétaire d’une partie de la maison familiale.
Adrien (°P-J 29/01/1897 +P-J 21/10/1941). Comme son oncle Japhet, il devint instituteur. Mobilisé pendant la grande guerre, il fut grièvement blessé et perdit un œil (voir son éloge funèbre en page 8). Dans le bulletin n°18 nous avons publié une anecdote de Maurice Rosset à son propos (lire aussi les précisions apportées sur ce sujet par Jacques et Suzanne PINOCHET, neveux d’Adrien, dans le bulletin n° 19).
Armand  Aristide (°St-Germain-du-Rhône 27/07/1906 +P-J 19/04/1972) fut maire de Pers-Jussy de 1945 à 1947.


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